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CybercriminalitéFedpol reçoit 200 dénonciations par an pour pédopornographie

L'Office fédéral de la police reçoit chaque année environ 200 dénonciations venant des Etats-Unis et portant sur des soupçons de consommation de pédopornographie virtuelle.

Près de 200 dénonciations de soupçons de consommation de pédopornographie virtuelle sont enregistrées chaque année aux Etats-Unis.
Près de 200 dénonciations de soupçons de consommation de pédopornographie virtuelle sont enregistrées chaque année aux Etats-Unis.
Archives/photo d'illustration, AFP

L'organisation américaine compétente peut notamment compter sur le travail de surveillance effectué par Google.

L'Office fédéral de la police (fedpol) transmet ensuite les informations aux autorités cantonales concernées, a expliqué Thomas Walther, du Service de coordination de la lutte contre la criminalité sur Internet (SCOCI), confirmant des informations parues mercredi dans les quotidiens alémaniques Tages-Anzeiger et Bund.

Aux Etats-Unis, les fournisseurs d'adresses email sont dans l'obligation légale de fournir les informations concernant la pédopornographie à l'organisation responsable, NCMEC. Un cas a été rendu public cette semaine. Un homme a été arrêté suite aux indications transmises par Google. Le géant avait repéré dans son compte Gmail des images pornographiques impliquant des enfants.

Atteinte à la protection des données

Bruno Baeriswyl, préposé à la protection des données du canton de Zurich, n'a pas connaissance d'un fournisseur de messagerie électronique suisse recherchant activement des images illégales dans les comptes de ses clients. Les fournisseurs sont toutefois légalement tenus de conserver pendant six mois les échanges électroniques et de les transmettre aux autorités judiciaires sur demande.

Les clients suisses de la messagerie de Google consentent, en acceptant les conditions d'utilisation du service, à ce que Google exploite leurs données et, sous certaines conditions, les transmette, a souligné Bruno Baeriswyl.

Google est transparent. Le procédé est certes «une atteinte grave» au principe de la protection des données, selon Bruno Baeriswyl. «Mais personne n'est forcé d'utiliser Gmail.»

La firme américaine a mis en place un instrument spécifique, qui lui permet de détecter des images de pédopornographie. Chaque image incriminée est ensuite dotée d'une «empreinte digitale», qui permet de la repérer à nouveau lorsqu'elle apparaît dans un compte Google. Le groupe a précisé qu'il n'utilisait cette technologie que pour des photos contenant de la pédopornographie, et non pour d'autres activités criminelles.

ats

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