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FranceDes «souffleurs» leur donnaient les réponses

Une escroquerie originale a été mise au jour ce lundi, à Mulhouse où une auto-école garantissait au candidat la réussite de son examen théorique, moyennant une coquette somme en liquide.

Au moins une centaine de personnes auraient obtenu leur code de la route grâce aux «souffleurs». (Photo d'illustration)
Au moins une centaine de personnes auraient obtenu leur code de la route grâce aux «souffleurs». (Photo d'illustration)
AFP

Trois personnes ont été mises en examen ce jeudi à Mulhouse à la suite du démantèlement d'une escroquerie au code de la route, dont ont bénéficié au moins une centaine de personnes, qui ont versé 1500 euros en échange de l'examen, a annoncé ce lundi le parquet.

Cette «escroquerie très organisée» a profité à au moins une centaine de personnes, issues «de milieux culturels souvent un peu défaillants», parlant et lisant parfois mal le français, et qui avaient des difficultés à passer l'examen, a indiqué à l'AFP la procureure de la République à Mulhouse, Edwige Roux-Morizot.

De 2016 à 2018, ces personnes sont venues de toute la France, grâce au bouche-à-oreille, pour passer le code de la route dans une auto-école de Mulhouse qui leur promettait la réussite en échange de 1500 euros en liquide (1600 francs).

Les trois personnes mises en examen jeudi sont le gérant de cette auto-école, son père, qui en est l'ancien responsable, et le gérant d'une société de contrôles techniques qui était habilité à faire passer l'examen du code de la route.

L'ex-gérant prenait la place de la personne qui devait passer l'examen, s'asseyait à côté d'elle pour lui souffler les réponses ou demandait à un proche de le faire, a expliqué Edwige Roux-Morizot.

Les trois hommes ont été mis en examen pour escroquerie en bande organisée, corruption active et passive, complicité de corruption active et blanchiment d'escroquerie en bande organisée. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire.

Le montant de la fraude s'élève «au bas mot à 150'000 euros» (160'250 francs), selon la procureure, qui souligne que les bénéficiaires verront «très vraisemblablement» leurs titres annulés.

AFP

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