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Un père avoue le meurtre de sa fille de 7 ans

Un individu s'est rendu à la gendarmerie d'Ingersheim pour confesser avoir tué sa fille dans un «coup de folie», après être allé la chercher à l'école.

Le père de la fillette a été placé en détention provisoire.
Le père de la fillette a été placé en détention provisoire.
AFP

Un homme de 48 ans qui s'était accusé du meurtre de sa fille de 7 ans lundi à Ingersheim (Haut-Rhin) a été mis en examen et écroué, a-t-on appris mercredi auprès du Parquet de Colmar.

«Strangulation» et noyade

Déféré en début d'après-midi, ce viticulteur en instance de divorce a été mis en examen pour «meurtre sur mineur de 15 ans descendant en ligne directe» et «avec préméditation», faits passibles de la réclusion criminelle à perpétuité, a indiqué la procureure de la République, Catherine Sorita-Minard.

Il a été placé en détention provisoire, conformément aux réquisitions du Parquet, a-t-elle ajouté.

Les faits se sont produits lundi en fin d'après-midi. L'homme, qui était allé chercher sa fille à la sortie de l'école, s'était ensuite présenté vers 17h à la gendarmerie d'Ingersheim pour «s'accuser du meurtre» de l'enfant. Il avait alors été placé en garde à vue, selon Catherine Sorita-Minard.

Les causes de la mort de l'enfant doivent encore être déterminées par l'autopsie prévue jeudi mais selon les premiers éléments, il s'agirait de «strangulation» et de noyade, selon la magistrate.

En instance de divorce

Devant les gendarmes, le père «a mis en avant son état dépressif», confirmé par un expert psychiatre, a ajouté Catherine Sorita-Minard. Il «n'explique pas vraiment son geste» mais parle d'un «coup de folie», explication toutefois incompatible avec les constatations de l'expert psychiatre, qui a jugé que son discernement n'était pas altéré et qu'il avait «conscience de la gravité des faits», a-t-elle ajouté.

Ce drame est manifestement «en lien avec les tensions qui existent au sein du couple», séparé et en instance de divorce, a expliqué Catherine Sorita-Minard. Selon elle, il est possible que le père ait cherché «à atteindre sa future ex-femme à travers l'enfant» en lui retirant «ce qu'elle a de plus cher».

La mère de l'enfant, qui vit dans un village voisin, avait porté plainte contre lui en octobre pour des faits de violence commis sur elle. La plainte avait été classée sans suite en décembre, selon la procureure.

(AFP)

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