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FranceL'ours de cirque Mischa est mort dans son refuge

Le plantigrade de 22 ans, qui était exhibé dans des spectacles itinérants en France jusqu'en septembre, est décédé dans une institution d'accueil pour animaux.

La ministre de la Transition écologique française avait par la suite interdit que l'ours soit présenté en public, en raison de son état de santé.
La ministre de la Transition écologique française avait par la suite interdit que l'ours soit présenté en public, en raison de son état de santé.
Keystone

L'ours Mischa, malade et placé dans un refuge après l'intervention de l'Etat qui avait interdit sa présentation au public, est mort mardi, ont annoncé des défenseurs des animaux qui s'inquiètent du sort de deux autres plantigrades.

«Que ça serve de leçon»

«Après une lourde opération, 7 vétérinaires, un cardiologue, un échographe et toute l'équipe la Tanière, l'ours Mischa n'a pas eu la force de se réveiller», a indiqué sur sa page Facebook le refuge La Tanière (Eure-et-Loir) qui avait accueilli Mischa en septembre.

«Il faut que ça serve de leçon et qu'il ne soit pas mort pour rien», a lancé son fondateur très ému, Patrick Violas, dans un message vidéo.

«Très triste d'apprendre le décès de l'ours #Mischa», a réagi sur Twitter la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, qui avait interdit mi-septembre que l'ours de 22 ans, utilisé dans des spectacles itinérants à travers la France, continue à être présenté au public, en raison de son état de santé.

«On a vu son calvaire»

Après cette annonce, il avait été amené de façon volontaire par son propriétaire au refuge La Tanière. «Il avait des asticots qui sortaient de son nez et de ses pattes. Il souffrait énormément», expliquait alors Patrick Violas.

Il avait ensuite repris du poil de la bête, mais vendredi dernier, son état s'est dégradé. Suite à une «médiation» des autorités, le propriétaire a autorisé qu'il soit anesthésié pour des examens complémentaires, selon la préfecture du Loir-et-Cher.

Anesthésie dont il ne s'est pas réveillé. Les examens ont révélé «des pathologies non décelées jusqu'à présent», a précisé la préfecture. Il avait «des tumeurs partout», notamment au cerveau, selon Patrick Violas.

«Au moins, il est mort dans la lumière, on a vu son calvaire», a commenté auprès de l'AFP Muriel Arnal, présidente de One Voice.

L'ONG de défense des animaux réclame toujours le retrait de deux autres ours aux propriétaires de Mischa, et une audience en référé sur cette question doit avoir lieu le 28 novembre au tribunal administratif d'Orléans, a-t-elle ajouté.

«Bien-être des animaux sauvages»

Suite à la mort de Mischa, le préfet du Loir-et-Cher a «réquisitionné 2 vétérinaires indépendants, experts en faune sauvage captive, afin de réaliser des bilans de santé complets des ours Glasha et Bony», a annoncé mercredi la préfecture dans un communiqué.

Cette décision «vise à s'assurer de la capacité des propriétaires à détenir des animaux sauvages dans le respect des règles du bien-être animal».

Le ministère de la Transition écologique a lancé il y a quelques mois une concertation sur la question du bien-être animal. «On aura des annonces fortes, je pense, dans les prochaines semaines, sur le bien-être des animaux sauvages», avait déclaré Mme Borne dimanche sur France Inter.

Les défenseurs des droits des animaux réclament notamment l'interdiction des animaux sauvages dans les cirques.

(AFP)

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