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Un nouveau meurtre de femme suscite l'indignation

Juste quelques jours après le meurtre sauvage d'une étudiante, un nouveau crime a eu lieu dans un quartier d'Istanbul.

Les gens étaient descendus dans la rue le 14 février à Istanbul pour dénoncer les violences faites aux femmes.
Les gens étaient descendus dans la rue le 14 février à Istanbul pour dénoncer les violences faites aux femmes.
AFP

Un nouveau meurtre d'une femme par son mari a défrayé ce jeudi 19 février la chronique en Turquie.

Il intervient quelques jours après la mort d'une étudiante qui a provoqué une vague d'indignation dans tout le pays contre les violences faites aux femmes.

Un homme de 43 ans a été arrêté mercredi par la police pour le meurtre de son épouse, dont le corps découpé en morceaux a été retrouvé dans une poubelle d'un quartier d'Istanbul, selon l'agence de presse Dogan.

Le tueur présumé, atteint de schizophrénie, avait lui-même signalé la «disparition» de sa femme aux forces de l'ordre. Il est ensuite passé aux aveux en expliquant l'avoir poignardée «dans un accès de rage», a rapporté Dogan.

Dizaines de milliers de manifestants

Cette affaire survient moins d'une semaine après la découverte dans la région de Mersin (sud) du cadavre d'une étudiante de 20 ans, Özgecan Aslan, violée, assassinée et brûlée par trois hommes.

Le meurtre d'Özgecan a provoqué une vague d'indignation et de protestation sans précédent dans le pays. Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les grandes villes de Turquie pour marquer leur indignation face aux violences faites aux femmes.

Mercredi encore, quelque 15'000 personnes ont défilé dans les rues de la capitale régionale, Mersin.

Ankara promet des punitions «sévères»

Mis en cause, le gouvernement a promis de punir «le plus sévèrement possible» les auteurs des faits, mais a exclu un rétablissement de la peine de mort, évoqué par certains ministres.

Malgré ces promesses, l'opposition et les mouvements féministes reprochent au président Recep Tayyip Erdogan et aux membres de son parti, au pouvoir depuis 2002, d'entretenir les violences contre les femmes par leurs préjugés religieux. Mardi encore, Recep Tayyip Erdogan a assuré que les féministes n'avaient «rien à faire avec notre religion et notre civilisation».

Mercredi, un des députés de son parti, Ismet Uçma, a mis en cause les séries télévisées. «Vous ne fixez aucune limite et après vous vous plaignez de la recrudescence des viols. Qu'est-ce que vous espérez ? Qui sème le vent récolte la tempête», a-t-il dit au Parlement.

(ats)

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