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FranceJugée pour vente illégale de masques et gels

Une femme risque six mois de prison après la découverte de milliers de masques de protection, gants et gels destinés à la vente au noir.

A partir de début mars, le gouvernement français avait progressivement réquisitionné tous les stocks
A partir de début mars, le gouvernement français avait progressivement réquisitionné tous les stocks
AFP

La gérante d'une agence de voyages sera jugée en avril devant le tribunal correctionnel de Paris après la découverte «d'environ 20'000 masques» qu'elle vendait illégalement et malgré les réquisitions du gouvernement.

En provenance de Macao

A l'issue de sa garde à vue, cette femme de 47 ans a été présentée samedi au tribunal en comparution immédiate mais a demandé un délai pour préparer sa défense.

Le tribunal a ordonné sa remise en liberté sous contrôle judiciaire et fixé son procès au 21 avril, pour «pratique commerciale trompeuse» et «refus de déférer à une réquisition de l'autorité administrative en cas de menace sanitaire grave».

Cette dernière infraction est un délit passible de six mois d'emprisonnement et de 10'000 euros d'amende.

Cette gérante avait été arrêtée après la découverte de milliers de masques, de gants et d'un stock de gels hydroalcooliques dans son agence du XIIIe arrondissement de la capitale, spécialisée dans les voyages en Chine. Le matériel provenait d'une importante livraison venue de Macao.

Réquisitions gouvernementales

A partir de début mars, le gouvernement avait progressivement réquisitionné tous les stocks (ainsi que la production française à venir) de masques de protection afin de garantir leur disponibilité pour les professionnels de santé et les malades face à l'épidémie de Covid-19.

Dans une affaire similaire, une autre garde à vue se poursuivait samedi à la mi-journée, celle du responsable de la logistique d'une parapharmacie du XVIe arrondissement de la capitale.

Au moins quatre enquêtes concernant le matériel de protection contre le coronavirus, qui fait défaut aux soignants, ont été ouvertes par le parquet de Paris.

L'une d'elle vise une personne soupçonnée d'avoir vendu illégalement des masques et du gel, stockés en quantité dans une épicerie «bio» du quartier de Belleville, à Paris. Interpellé, il a été remis en liberté dans l'attente d'éventuelles poursuites pénales.

AFP

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