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FranceDeux militaires se tuent dans un crash d'hélico

Un hélicoptère s'est écrasé mercredi lors d'un vol d'entraînement dans le sud de la France, tuant deux militaires.

Les secours sur les lieux du drame, dans le Gers, le 15 avril 2020.
Les secours sur les lieux du drame, dans le Gers, le 15 avril 2020.
AFP

Deux militaires ont été tués et cinq blessés mercredi, lors de l'accident d'un appareil du 5e Régiment d'hélicoptères de combat de Pau, lors d'un vol d'entraînement dans le département des Hautes-Pyrénées.

«Il y avait 7 personnes à bord, deux sont décédées, cinq personnes blessées ont été évacuées», a indiqué à l'AFP la directrice de cabinet de la préfecture des Hautes-Pyrénées.

Le Cougar du 5e régiment d'hélicoptères de combat (RHC) de Pau s'est crashé dans un champ agricole, au coeur d'une zone vallonnée et boisée, près du village de Bouilh-Devant, à proximité du département du Gers. Puis il a pris feu.

Cet hélicoptère de manoeuvre, qui peut à la fois transporter des hommes ou du matériel, réalisait un exercice dans la zone, a précisé à l'AFP le porte-parole de l'Armée de terre Benoît Brulon. Les sept occupants de l'hélicoptère étaient du 5e RHC.

Enquête ouverte

«Une enquête a été ouverte pour déterminer la nature de l'accident», a poursuivi le porte-parole de l'armée. L'accident s'est produit vers 16h30. Deux des blessés ont été évacués par hélicoptères, les autres par la route, vers les hôpitaux de Tarbes et Toulouse, selon la préfecture.

«Le Cougar effectuait un vol d'entraînement dans une zone où le 5e RHC avait l'habitude de mener des exercices», a précisé le colonel Brulon. Le lieu du crash était bouclé par les gendarmes, mais on pouvait encore apercevoir en début de soirée la queue sectionnée de l'hélicoptère et des débris, a constaté un correspondant de l'AFP.

Trois heures après le crash, des véhicules des sapeurs pompiers étaient toujours sur place. Le procureur de Tarbes Pierre Aurignac s'est rendu sur les lieux, sans faire de déclaration.

La ministre des Armées Florence Parly a rendu hommage dans la soirée aux deux militaires décédés, l'adjudant-chef Olivier Michel et le brigadier Vincent Monguillon.

Tombé «comme un caillou»

«La France perd aujourd'hui deux soldats de très grande valeur, qui avaient choisi de consacrer leur vie à leur pays. Ils nous rappellent avec douleur l'engagement indéfectible des soldats, marins et aviateurs qui risquent leur vie chaque jour, à l'entraînement ou en opérations, pour défendre la France. Toute la communauté de défense est aujourd'hui en deuil», a-t-elle déclaré dans un communiqué.

«J'ai vu l'hélicoptère en l'air. Il s'est arrêté quelques secondes. Et clac, il est tombé, comme un caillou. Comme il faisait des manoeuvres, j'ai cru que c'était une façon de se poser, mais après j'ai vu un nuage de fumée noire», a confié à l'AFP un agriculteur qui habite à une centaine de mètres du lieu de l'accident. «Ça m'a choqué. Je n'ai pas voulu aller le voir», ajouté le paysan, habitué aux manoeuvres du 5e RHC, parfois de nuit.

Les missions du 5e RHC combinent le renseignement, l'intervention armée, la manoeuvre et le transport de tous types de troupes. Mais il est également engagé dans toutes les missions intérieures, comme les secours aux populations après les catastrophes naturelles.

Déjà meurtri au Mali

Fin novembre, la base militaire de Pau-Uzein et le 5e régiment d'hélicoptères de combat avaient déjà été endeuillés par la perte de sept des leurs, décédés dans un accident d'hélicoptères au Mali qui avait coûté la vie à 13 militaires français, la plus importante perte de l'armée en opération depuis 1983.

Deux hélicoptères, un Tigre et un Cougar, étaient entrés en collision lors d'une opération de combat contre des djihadistes dans le sud du Mali, dans le cadre de l'opération Barkhane.

«Nous sommes tous frappés, a réagi le maire de Pau François Bayrou. Le 5e RHC est une nouvelle fois touché par un drame. Cette communauté d'hommes et de femmes, pour certains parmi les plus compétents et les plus valeureux de nos militaires, semble cette année poursuivie par le destin».

AFP

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