Victime de chantage sur Facebook, un ado se suicide

FranceUn jeune Français de 18 ans s'est donné la mort, il y a deux semaines, après avoir été victime d'un chantage organisé sur la Toile. Ses parents témoignent pour alerter sur ces «cyberdangers».

Image: PHOTO D'ILLUSTRATION/AFP

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Il y a une quinzaine de jours, un adolescent, âgé de 18 ans et domicilié à Brest (Ouest de la France), s'est suicidé après avoir été la cible d'un chantage organisé sur Internet, via Facebook. Le geste de détresse de ce garçon a incité ses parents à dénoncer et déplorer la dangerosité que peut représenter internet.

Ses parents ont décidé de témoigner dans le journal régional Le Télégramme afin d'alerter sur les risques du web.

Il y a quelques semaines, l'adolescent brestois entre en contact avec une jeune fille sur un site de rencontres.

Le jeu de séduction vire au cauchemar

Utilisant des webcam, les deux ados vont se déshabiller mais ce qui s'apparente de prime abord à un simple jeu de séduction va très vite virer au cauchemar. La jeune fille recontacte l'ado sur Facebook et lui réclame de l'argent, sans quoi les images de lui entièrement nu seront diffusées à ses parents et à tous ses amis.

Après avoir déroulé la liste de ses amis virtuels, la jeune femme poursuit son chantage en lui réclamant 200 euros en échange de la suppression de la vidéo. Pour lui prouver qu'elle est prête à mettre sa menace à exécution, elle va même jusqu'à envoyer un sms au cousin de l'adolescent.

Se sentant aux abois, le jeune homme sera retrouvé pendu dans un abri couvert du jardin familial. Il avait auparavant adressé un sms d'adieu dans lequel il disait à ses parents: «tout est de ma faute». Transporté inanimé à l'hôpital, il décédera une semaine plus tard.

«Tout cela s'est passé sous notre toit, cela nous fait mal. A l'endroit où nous pensions que nos enfants étaient en sécurité », témoignent dans Le Télégramme les parents de la victime du chantage.

Origine des messages tracée

Suite à son décès et le dépôt d'une plainte contre X, une enquête a été ouverte par les services de police de Brest. L'origine des messages a été tracée grâce à l'adresse IP de l'ordinateur.

L'ordinateur a révélé que le contact avait été établi depuis Abidjan en Côte d'Ivoire, pays qui se retrouve souvent au centre d'arnaques sur internet.

Selon les enquêteurs, il sera toutefois difficile de mettre la main sur le ou les auteurs de ce cyberharcèlement.

Au début du mois, le suicide de la jeune Amanda, une ado canadienne de 15 ans, avait déjà provoqué l'émoi sur les réseaux sociaux.

Créé: 28.10.2012, 10h52

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