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FranceFace-à-face tendu entre Mélenchon et Philippe

Jean-Luc Mélenchon, de La France insoumise, et Edouard Philippe, Premier ministre, ont débattu jeudi soir sur France 2.

Jean-Luc Mélenchon a accusé jeudi Edouard Philippe de contribuer à «défaire la France». En retour, le Premier ministre s'est dit «déçu» que le leader de La France insoumise utilise un vocabulaire non démocratique.

Dans une France où «la souffrance se répand partout», le gouvernement «bricole le Code du travail» et abandonne avec ses ordonnances les salariés «à un rapport de forces qu'ils ne peuvent pas contrôler», a-t-il dénoncé face au Premier ministre sur le plateau de France 2.

Battu à la présidentielle et élu député, Jean-Luc Mélenchon veut faire de son mouvement la première force d'opposition à la politique d'Emmanuel Macron et du chef du gouvernement. «La France est en train de se défaire sous nos yeux» et «vous attaquez l'os», a ajouté Jean-Luc Mélenchon, lors d'un débat dont le ton est resté très civil. «Parfois, vous me décevez», a répliqué Edouard Philippe. «Quand vous parlez de 'coup d'Etat social'», a-t-il ajouté, vous utilisez «une expression tirée d'un vocabulaire qui n'est pas le vocabulaire démocratique».

Jean-Luc Mélenchon, qui a participé aux récentes manifestations contre les ordonnances sur le droit du Travail, avait utilisé cette expression pour qualifier cette réforme.

Blocage dénoncé

Attaqué par Jean-Luc Mélenchon sur les coupes dans les dépenses publiques, la transformation de l'ISF, ou le traité de libre-échange avec le Canada, Edouard Philippe a répété que l'objectif du gouvernement est de «réparer le pays» en le faisant «repartir». «Vous être contre le monde dans lequel on vit», a résumé le Premier ministre, une formule assumée par Jean-Luc Mélenchon, qui a dénoncé les injustices et le «saccage» de la planète.

Le Premier ministre a également assuré qu'il avait «un parfait respect pour les gens qui manifestent», notamment comme c'est le cas actuellement contre la réforme du code du travail, mais qu'il refusait «les logiques de blocage». «Je trouve très choquant que la liberté de manifester puisse aller jusqu'à la capacité à bloquer et à interdire la liberté des autres», a-t-il fait savoir.

ats

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