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Etats-UnisFace aux sondages défavorables, Trump s'emporte

Le président américain n'aurait pas goûté des sondages qui le disent perdant face à Joe Biden dans la course à la présidentielle.

Dix candidats démocrates se sont à nouveau affrontés lors d'un débat, mercredi soir à Atlanta (Géorgie). (Jeudi 21 novembre 2019)
Dix candidats démocrates se sont à nouveau affrontés lors d'un débat, mercredi soir à Atlanta (Géorgie). (Jeudi 21 novembre 2019)
AFP
A bientôt 77 ans, Joe Biden, vice-président sous l'ère Obama, reste en tête des sondages malgré des gaffes et des débats décevants. C'est sa 3e tentative pour entrer à la Maison Blanche.
A bientôt 77 ans, Joe Biden, vice-président sous l'ère Obama, reste en tête des sondages malgré des gaffes et des débats décevants. C'est sa 3e tentative pour entrer à la Maison Blanche.
Keystone
La sénatrice du Minnesota Amy Klobuchar a elle aussi encore des chances. A 58 ans,elle joue sur une candidature «venue du coeur du pays» et sa proximité avec les électeurs. Elle lutte également contre le changement climatique. Elle a aussi retiré sa candidature au début mars 2020 et appelle désormais à voter pour Joe Biden.
La sénatrice du Minnesota Amy Klobuchar a elle aussi encore des chances. A 58 ans,elle joue sur une candidature «venue du coeur du pays» et sa proximité avec les électeurs. Elle lutte également contre le changement climatique. Elle a aussi retiré sa candidature au début mars 2020 et appelle désormais à voter pour Joe Biden.
Keystone
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Secoué par la publication de sondages le donnant perdant face à son rival démocrate Joe Biden, Donald Trump va tenter de relancer sa campagne électorale la semaine prochaine lors d'un voyage en Arizona et par une apparition dans une émission télévisée.

Bloqué à la Maison Blanche depuis des semaines à cause de la pandémie de coronavirus, le magnat de l'immobilier a partagé publiquement sa frustration face au déraillement de sa campagne jusque-là prometteuse. «Je suis à la Maison Blanche depuis plusieurs mois maintenant et j'aimerais en sortir», s'est plaint le président mercredi.

Le déconfinement du milliardaire républicain commencera dimanche par une interview-débat sur la chaîne qu'il affectionne, Fox News, qui sera filmée, de façon plutôt inhabituelle, au Lincoln Memorial sur le «National Mall», immense esplanade bordée par la Maison Blanche, à Washington.

Changement de décor

Mardi, Donald Trump doit s'envoler pour Phoenix, en Arizona, pour visiter une usine de fabrication d'équipements médicaux. Ensuite, il ira dans l'Ohio. Ce changement de décor donnera au président l'opportunité de présenter sous un nouveau jour sa gestion de la crise du coronavirus, de plus en plus critiquée, à seulement six mois de l'élection présidentielle.

Après une conférence de presse désastreuse la semaine derrière, pendant laquelle Donald Trump avait évoqué la possibilité d'injecter du désinfectant à des patients contaminés par le Covid-19, la Maison Blanche préfère désormais se concentrer sur une perspective plus réjouissante: la réouverture de l'économie.

Un accès de colère?

Des sondages ont montré que le milliardaire républicain était en difficulté, échouant non seulement à créer un sentiment d'union patriotique pendant la crise, mais surtout ne réussissant pas à faire sombrer l'homme qu'il surnomme «Joe l'endormi».

La moyenne des sondages nationaux donne Joe Biden à 48,3% et Donald Trump à 42%. L'ancien vice-président devance aussi le magnat de l'immobilier dans les projections de tous les Etats-clés, une donnée cruciale dans une élection déterminée par le vote de grands électeurs issus de chaque Etat.

«FAUX SONDAGE, comme en 2016 (mais pire)!» a écrit Donald Trump jeudi dans une pluie de tweets matinaux attaquant les journalistes, les démocrates et ceux qui selon lui ont cherché à détruire sa présidence en lançant une enquête sur ses liens avec la Russie. CNN et d'autres médias américains ont rapporté que le président aurait hurlé par téléphone contre son chef de campagne, Brad Parscale, et d'autres dirigeants de son équipe.

«Il fait un super travail»

Donald Trump, qui a souvent décrit Brad Parscale comme un quasi génie pour son travail sur sa campagne présidentielle, a nié avoir eu un accès de colère contre son équipe. «Je viens d'apprendre que Fake News @CNN a faussement rapporté que j'avais récemment crié sur mon directeur de campagne à propos d'absurdités inventées», a-t-il tweeté. «En fait, il fait un super travail, je ne lui ai jamais crié dessus (il est avec moi depuis des années, y compris lors de la victoire en 2016) et je n'ai pas l'intention de le faire».

«Je suis dans le Bureau ovale avec lui toute la journée et je peux vous dire que ses commentaires, ses propos sont entièrement centrés sur la manière de gérer cette pandémie et vers la réouverture de l'économie», a renchéri la porte-parole du président Kayleigh McEnany.

Reprise économique?

Malgré une présidence marquée par la division et la controverse, Donald Trump avait espéré que la bonne santé de l'économie américaine serait son ticket pour conserver sa place à la Maison Blanche en novembre prochain.

Mais le nouveau coronavirus, qui a déjà tué plus de 61'000 Américains et obligé à un confinement destructeur pour l'économie, notamment pour les restaurants et les compagnies aériennes, a fait voler en éclats cette perspective.

Trump parie sur une reprise économique

Selon le site de statistiques électorales FiveThirtyEight, seules 42,9% des personnes interrogées approuvent les actions de Donald Trump, contre 45,8% trois semaines auparavant. Joe Biden tente de son côté de transformer l'élection en référendum sur la gestion par Donald Trump de la pandémie.

Le milliardaire républicain parie toutefois sur le fait qu'une reprise économique arrive juste à temps pour lui permettre de remporter l'élection. «Je pense que vous allez voir des chiffres économiques qui seront fantastiques. J'y crois très fort», a déclaré le président jeudi, décrivant le troisième trimestre comme un trimestre de «transition» et soulignant que le «quatrième trimestre» aurait des «chiffres exceptionnels». L'année prochaine sera «spectaculaire», a-t-il insisté.

AFP

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