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Expertise psychiatrique en vue pour le tireur

Un juge a ordonné vendredi l'expertise psychiatrique du tireur des mosquées de Christchurch.

La police néo-zélandaise enquête pour retrouver l'auteur de menaces formulées cette semaine contre une des mosquées de Christchurch. (Mardi 3 mars 2020)
La police néo-zélandaise enquête pour retrouver l'auteur de menaces formulées cette semaine contre une des mosquées de Christchurch. (Mardi 3 mars 2020)
Keystone
Un programme de rachat d'armes à feu lancé en Nouvelle-Zélande après l'attaque contre deux mosquées de Christchurch en mars s'est achevé. (Vendredi 20 décembre 2019)
Un programme de rachat d'armes à feu lancé en Nouvelle-Zélande après l'attaque contre deux mosquées de Christchurch en mars s'est achevé. (Vendredi 20 décembre 2019)
AFP
La Nouvelle-Zélande est réputée pour sa faible criminalité. (15 mars 2019)
La Nouvelle-Zélande est réputée pour sa faible criminalité. (15 mars 2019)
Keystone
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Un juge néo-zélandais a ordonné vendredi l'expertise psychiatrique du suprémaciste blanc qui a tiré dans deux mosquées de Christchurch, diffusant en direct le film des massacres, pour déterminer s'il pouvait être jugé pour 50 meurtres.

L'Australien Brenton T., 28 ans, sera examiné par deux experts médicaux pour savoir «s'il est en mesure d'être jugé ou s'il est dément», a décidé le juge Cameron Mander au cours d'une brève audience à Christchurch, où l'Australien est inculpé de 50 meurtres et de 39 tentatives de meurtre pour ces attaques.

Brenton T. comparaissait par lien vidéo depuis la prison de très haute sécurité d'Auckland, où il est détenu à l'isolement suite à son arrestation peu après le massacre. Le suspect est resté immobile tout au long de l'audience. Le tribunal ne lui a pas demandé de dire s'il comptait plaider coupable ou non coupable.

Deux avocats

Les médias sont désormais interdits de filmer ou de photographier l'accusé. Plusieurs membres de familles des victimes étaient présents au tribunal. Je «veux juste voir ce qu'il a à dire, quel sorte de sentiment il a, (son) émotion, pour voir quelle est sa réaction, bonne ou mauvaise», a dit devant le tribunal, à la radio néo-zélandaise, Yama Nabi, dont le père de 71 ans a été tué dans le massacre. La prochaine audience est prévue le 14 juin.

Le 15 mars, Brenton T., 28 ans, a tué 50 fidèles dans deux mosquées de la grande ville de l'île du Sud, et diffusé en direct les images du carnage sur Facebook. Le tueur a limogé son avocat commis d'office après sa première comparution le 16 mars, ce qui a fait craindre qu'il veuille se défendre lui-même et se servir de son procès comme plateforme de propagande. Toutefois, deux avocats d'Auckland, Shane Tait et Jonathan Hudson, étaient présents durant l'audience pour le représenter.

Surveillé en permanence

La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern a répété à plusieurs reprises que la tuerie de Christchurch était un «attentat terroriste». Le ministère public pourrait vouloir qualifier l'accusé de terroriste afin de montrer que l'extrémisme de droite est tout aussi dangereux que l'extrémisme islamiste.

L'administration pénitentiaire avait révélé le mois dernier que Brenton T. était séparé des autres détenus et qu'il pouvait être surveillé en permanence, directement par les gardiens de prison ou par vidéo. Il n'a pas accès à la télévision, à la radio, aux journaux et n'a pas droit aux visites.

En cas de condamnation, selon la presse locale, il est vraisemblable qu'il reste à l'isolement afin de lui épargner d'éventuelles représailles de co-détenus à majorité polynésiens. Selon le dernier bilan des autorités, 24 personnes sont toujours hospitalisées, dont quatre dans un état critique. Parmi ces dernières victimes figure une fillette de quatre ans.

(AFP)

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