Evo Morales compte créer des milices armées

BolivieL'ancien président bolivien, qui s'est dit victime d'un «coup d'État», a regretté de ne pas avoir eu «un plan B».

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

L'ancien président bolivien Evo Morales, en exil en Argentine, a déclaré dimanche que s'il rentrait en Bolivie il formerait des milices populaires armées comme celles qui existent au Venezuela.

Dans une déclaration à une radio bolivienne, Radio Kawsachum Coca (RKC), propriété du syndicat des planteurs de coca auquel Evo Morales appartient, l'ancien président socialiste, qui a démissionné le 10 novembre, a répété qu'il estimait avoir été victime d'un «coup d'État».

Il a déclaré que cela avait été pour son gouvernement «une erreur colossale» de ne pas avoir «un plan B» face à l'opposition de droite. «Nous, les mouvements sociaux et le gouvernement, nous avons eu trop confiance», a-t-il dit. «D'ici peu, si je rentre en Bolivie, nous devrons organiser des milices populaires armées, comme l'a fait le Venezuela», a déclaré Evo Morales.

«Des circonstances aggravantes» pour Evo Morales

Depuis qu'il est en exil, l'ancien président a manifesté son intention de rentrer en territoire bolivien lorsqu'aura lieu la campagne pour les élections fixées pour le 3 mai par le pouvoir intérimaire de La Paz. Mais Evo Morales risquerait dans ce cas d'être appréhendé, car le parquet bolivien a émis un mandat d'arrêt à son encontre, notamment pour «terrorisme».

De plus, ses déclarations de dimanche sur l'éventuelle création de milices pourraient aggraver son cas, selon Israel Alanoca, vice-ministre de la Coordination gouvernementale. Israel Alanoca fait partie du gouvernement intérimaire que dirige Jeanine Añez, une sénatrice de droite proclamée présidente par intérim de la Bolivie après la démission d'Evo Morales.

«Il y a déjà une procédure en cours contre Morales et un mandat d'arrêt pour les crimes de sédition, terrorisme et financement du terrorisme», et ses déclarations sur la possible création de milices «peuvent être des circonstances aggravantes», a déclaré ce responsable.

Réfugié en Argentine

Au Venezuela, dirigé par le président socialiste Nicolas Maduro, environ 3,2 millions de civils appartiennent à la Milice. Ce corps qui dépend de l'armée vénézuélienne a été créé par Hugo Chavez, président du Venezuela de 1999 à sa mort en 2013, allié d'Evo Morales et mentor de Nicolas Maduro.

Premier président indigène de Bolivie, Evo Morales a démissionné le 10 novembre après avoir été lâché par la police et par l'armée, sous la pression de manifestations de l'opposition qui jugeait entachée de fraude sa réélection le 20 octobre pour un quatrième mandat. Il s'est réfugié dans un premier temps au Mexique puis en Argentine. (afp/nxp)

Créé: 13.01.2020, 06h49

Articles en relation

Les Boliviens éliront leur président le 3 mai

Amérique latine Le Tribunal suprême électoral en Bolivie a annoncé vendredi une nouvelle élection présidentielle le 3 mai suite au scrutin controversé d'octobre. Plus...

Un mandat d'arrêt a été émis contre Evo Morales

Bolivie L'ex-président Evo Morales, actuellement exilé en Argentine, est accusé de sédition et terrorisme. Plus...

Evo Morales nommé «chef de campagne»

Bolivie L'ancien président bolivien a pourtant été empêché par le Parlement de se présenter aux prochaines élections. Plus...

«Manipulation délibérée» de l'élection présidentielle

Bolivie La victoire attribuée, le 20 octobre, tardivement et avec surprise à Evo Morales avait suscitée des soupçons de fraude. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Le coronavirus crée une frénésie de nettoyage
Plus...