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FranceValls va présenter son équipe, sans les écologistes

Le gouvernement du nouveau premier ministre français, que François Hollande veut «de combat» pour «ouvrir une nouvelle étape» de son quinquennat, sera dévoilé mercredi.

Poignée de main entre Jean-Marc Ayrault, premier ministre sortant, et son successeur Manuel Valls (1er avril 2014).
Poignée de main entre Jean-Marc Ayrault, premier ministre sortant, et son successeur Manuel Valls (1er avril 2014).
AFP
Après la défaite du Parti socialiste aux élections municipales, François Hollande a nommé Manuel Valls comme nouveau premier ministre. (31 mars 2014)
Après la défaite du Parti socialiste aux élections municipales, François Hollande a nommé Manuel Valls comme nouveau premier ministre. (31 mars 2014)
AFP
Ministre de l'Intérieur, préoccupé par les questions de sécurité, ambitieux, Manuel Valls est souvent comparé à Nicolas Sarkozy.
Ministre de l'Intérieur, préoccupé par les questions de sécurité, ambitieux, Manuel Valls est souvent comparé à Nicolas Sarkozy.
AFP
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Premier écueil pour le nouveau gouvernement français, les écologistes ont décidé de ne pas faire partie de l'équipe.

Rien n'a filtré sur l'heure de l'annonce du gouvernement. Compte tenu du déplacement du chef de l'État à Bruxelles, ce sera avant son départ à 10h30 ou après son retour, en fin de journée.

Le premier Conseil des ministres de la nouvelle équipe a d'ores et déjà été fixé à vendredi matin.

«Ce sera une équipe resserrée, cohérente et soudée», avait précisé le chef de l'État lors d'une allocution télévisée lundi soir.

Premier affront

Avec pour objectifs: «redonner de la force à notre économie», garantir la «justice sociale» et assurer «l'apaisement et le rassemblement» des Français, après des élections municipales marquées par une forte poussée du Front national et la déroute des socialistes.

Mais, dès mardi soir, premier affront pour le nouveau premier ministre, avec la décision d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ne pas entrer dans le gouvernement.

Pourtant, Manuel Valls leur avait offert un grand ministère de l'écologie, de l'énergie et des transports, pris des engagements sur la transition énergétique et la décentralisation et promis une méthode de gouvernement les associant «au processus de décision».

Le co-président du groupe des Verts au Parlement européen Daniel Cohn Bendit a estimé à ce propos que les dirigeants d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ont fait «une connerie» en refusant les propositions que leur a faites le premier ministre Manuel Valls.

«Choix stratégique»

Au terme de longues discussions internes, EELV a décidé de rester sur la position de son ancienne patronne, Cécile Duflot, de ne pas participer à un gouvernement dirigé par Manuel Valls, considérant que ce n'était «pas une réponse adéquate aux problèmes des Français».

Dans l'entourage du premier ministre, on a assuré que EELV était «une force politique» de la majorité et analysé sa décision comme un «choix stratégique».

Dans un communiqué en début de soirée, les écologistes ont affirmé qu'ils seraient «des partenaires vigilants» de la majorité.

Mais, déjà dans la soirée mardi, cette décision d'EELV n'a pas fait l'unanimité au sein même des responsables écologistes, notamment parlementaires. Ce qui laissait présager un Conseil fédéral samedi agité. Le premier problème pour le nouveau premier ministre sera de les convaincre de voter la confiance au gouvernement sur le pacte de responsabilité, alors que plusieurs dirigeants écologistes l'ont déclaré «invotable».

L'ajout d'un pacte de solidarité promis par le président Hollande pourrait y contribuer.

Même si les écologistes ne votaient pas la confiance, le gouvernement ne serait cependant pas en péril, les socialistes ayant la majorité absolue à l'Assemblée nationale.

Rumeurs

Autre souci pour Manuel Valls, parvenir à amener à lui la gauche du PS, très critique à son endroit. Pour cela, Benoît Hamon, chef de file d'un de ces courants, «un Monde d'avance», qui avait le portefeuille de la consommation, devrait hériter d'un ministère important tel que celui de l'Éducation.

Comme à chaque remaniement, les rumeurs sont allées bon train sur les personnalités en vue pour les postes-clés du nouveau gouvernement. Pour l'Intérieur, les noms de François Rebsamen, ami de François Hollande, et Jean-Jacques Urvoas, proche de Manuel Valls, étaient cités, mais une source socialiste assurait qu'un troisième homme avait été choisi.

Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian étaient donnés comme reconduits aux Affaires étrangères et à la Défense.Pour le ministère des Finances, c'était l'inconnue, si ce n'est que l'Economie et le Budget seraient clairement séparés.

Christiane Taubira, ministre de la justice sortante, devrait quant à elle faire les frais de nombreux différends avec Manuel Valls et pourrait éventuellement obtenir le portefeuille de la Culture.

Le retour au gouvernement de Ségolène Royal, candidate à la présidentielle de 2007 et ex-compagne du président, semblait très vraisemblable. Elle pourrait hériter de la Justice ou d'un grand ministère regroupant Ecologie, Transports et Logement, après avoir été pressentie pour l'Education.

L'arrivée de l'ancien maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë est également evoquée.

(AFP)

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