Passer au contenu principal

GenèveTorturée par les prorusses, Irina Dovgan a témoigné à l'ONU

Fin août, Irina Dovgan, 52 ans, a été interpellée et torturée par les séparatistes près de Donetsk. En témoignant mercredi devant l'ONU, à Genève, elle souhaite aider son pays.

Irina Dovgan a été rouée de coups par les séparatistes prorusses.
Irina Dovgan a été rouée de coups par les séparatistes prorusses.
AFP

Torturée par les combattants séparatistes à Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, Irina Dovgan a témoigné mercredi 17 septembre à Genève devant le Conseil des droits de l'homme. Elle a accusé des mercenaires ossètes et tchétchènes de l'avoir rouée de coups lors d'interrogatoires à la fin du mois d'août.

Irina Dovgan a raconté son épreuve devant les membres de l'ONU, puis devant les journalistes, à l'invitation de l'ONG UN Watch. «En témoignant, j'espère seulement aider mon pays», a-t-elle confié.

En raison des traumatismes subis lors de sa détention, elle a indiqué qu'elle doit être hospitalisée pour deux semaines dès son retour à Kiev jeudi.

L'esthéticienne de 52 ans, propriétaire d'un salon de beauté, a eu pour seul tort de vouloir aider les soldats ukrainiens dans son village, proche de la ligne de front. Le 24 août, une dizaine d'hommes débarquent dans sa maison à Iassynouvata, à dix kilomètres de Donetsk.

Insultée en public

Emmenée dans un QG des séparatistes à Donetsk, accusée d'être une espionne, Irina est interrogée à plusieurs reprises, rouée de coups, menacée d'être violée. Elle est ensuite emmenée sur une place de la ville, avec une pancarte accrochée à son cou: «Agente des forces punitives, elle tue nos enfants».

Insultée, Irina a la chance d'être aperçue par des journalistes étrangers. Les photos de la scène publiée par le New York Times suscitent une forte émotion. Elle est convoquée par un chef rebelle qui la fait libérer le 31 août, puis elle est accompagnée par des journalistes à Marioupol.

«Ma maison a été entièrement pillée, les soldats qui m'ont interrogé m'ont pris mes cartes de crédit et vidé mes comptes, toute ma famille est menacée, je ne sais pas ce que je vais devenir», a affirmé Irina.

Ossètes et Tchétchènes aux commandes

Elle accuse sans détours des mercenaires venus d'Ossétie et de Tchétchénie de l'avoir torturée à Donetsk. «Ce sont des Ossètes ou des Tchétchènes qui commandent. Les Ukrainiens n'ont que les seconds rôles», a-t-elle dit.

Lors d'un interrogatoire, un des soldats avait clairement un accent russe, selon elle. Pour Irina Dovgan, la victoire des forces gouvernementales dans le Donbass était toute proche fin août, lorsque des troupes russes sont venues au secours des séparatistes.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.