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Les têtes connues tombent au Parti socialiste

C'est l'hécatombe au PS. La droite s'en sort mieux. Des nationalistes corses entrent pour la première fois à l'assemblée

Jean-Christophe Cambadélis a annoncé dimanche soir sa démission du poste de premier secrétaire du PS.
Jean-Christophe Cambadélis a annoncé dimanche soir sa démission du poste de premier secrétaire du PS.

La première victime de ces législatives, c’est Jean-Christophe Cambadélis, qui a annoncé dimanche soir sa démission du poste de premier secrétaire du PS. Il a tiré la leçon du nombre historiquement bas de députés socialistes élus dimanche soir et de sa défaite cinglante à Paris au premier tour. Et il n’est pas le seul à rejoindre les rangs des perdants socialistes, déjà bien remplis au premier tour. Parmi eux, Christian Paul, le chef des frondeurs du PS à l’Assemblée durant le quinquennat de François Hollande. Il est sèchement battu (45%) dans la circonscription qui a élu plusieurs fois François Mitterrand dans la Nièvre. L’ancienne ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem, en ballotage défavorable, n’a pas réussi à rattraper son retard, malgré le soutien d’Anne Hidalgo, maire de Paris, entre les deux tours. Elle perd avec seulement 39%. L’ex-ministre de la Justice du dernier gouvernement Valls, Jean-Jacques Urvoas, a aussi perdu ce second tour dans sa circonscription bretonne. Son ancienne collègue du gouvernement, Marisol Touraine, qui avait la charge de la Santé, sort elle aussi par la petite porte en Indre-et-Loire. Le sort de l’ex-premier ministre Manuel Valls dans l’Essonne était encore incertain. Le scrutin était très serré, même dans sa ville d’Evry.

A droite, l’un des fils de l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing, Louis, a perdu son duel avec l’ex-juge du pôle financier, Laurence Vichnievsky, qui se présentait sous les couleurs LREM en Auvergne. Deux fois ministre, Hervé Novelli, LR-UDI, a également chuté en Touraine. Dans un mano a mano serré dans le Gard, Marie Sara, l’ancienne torera qui a rejoint La République en marche!, perd de peu sa course contre le taureau lepéniste Gilbert Collard. Nicolas Dumont, le candidat macroniste d’Amiens, la ville du président, est lui aussi battu par le réalisateur insoumis François Ruffin. Dans la circonscription où vote Emmanuel Macron, celle du Touquet, son candidat Thibaut Guilluy perd face au maire LR du Touquet, Daniel Fasquelle. Au Front national, le beau-frère de Marine Le Pen, Philippe Olivier, ainsi que Florian Philippot et son frère, Damien, sont battus en Moselle et dans l’Aisne, à l’est.

En Corse du sud, un séisme s’est produit dans le fief du député UDI-LR Camille de Rocca Serra, dont la famille détient le siège depuis 1968. C’est en effet Paul-André Colombani, un nationaliste corse – le premier à entrer à l’Assemblée nationale – qui a gagné à la surprise générale. Et il ne sera pas le seul.

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