Passer au contenu principal

Seuls les journalistes «amis» ont la faveur des «gilets jaunes»

La défiance envers la presse a franchi un nouveau cap. Le mouvement se rabat sur les médias «maison» ou «bienveillants».

Pour leur dixième samedi de protestation, le week-end dernier à Paris, les manifestants ont persisté à épingler les médias.
Pour leur dixième samedi de protestation, le week-end dernier à Paris, les manifestants ont persisté à épingler les médias.
Reuters

Les liens sont rompus. À chaque «acte», le fossé se creuse entre les «gilets jaunes» et les médias. Sur les barricades, les journalistes sont devenus persona non grata. Accusés de «collaborer» avec le gouvernement, ils sont menacés, insultés, molestés. La liste des reporters agressés depuis le début de la mobilisation ne cesse de s’allonger. Jamais la presse n’a été autant discréditée. Désormais, seuls les médias «bienveillants» ont la faveur du mouvement fluo, qui se lance dans la production de sa propre information. Comment interpréter un tel phénomène?

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.