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Ce que l'on sait d'Andreas Lubitz, le copilote de l'A320

Andreas Lubitz, le copilote de l'A320 soupçonné d'avoir sciemment détruit l'avion, était un Allemand de 28 ans apparemment sans histoire.

Quelque 350 personnes, proches des victimes du crash d'un avion de la compagnie allemande Germanwings, sont venues samedi se recueillir dans les Alpes françaises. Le drame y avait fait il y a trois ans 150 morts. (Samedi 24 mars 2018)
Quelque 350 personnes, proches des victimes du crash d'un avion de la compagnie allemande Germanwings, sont venues samedi se recueillir dans les Alpes françaises. Le drame y avait fait il y a trois ans 150 morts. (Samedi 24 mars 2018)
AFP
En septembre, une sculpture de Jürgen Batscheider, intitulée «Sonnenkugel» (sphère solaire, en allemand), a été déposée par hélicoptère sur le lieu d'impact. L'oeuvre, de cinq mètres de diamètre, renferme un cylindre et des sphères en bois à l'intérieur desquelles les familles des victimes ont placé leurs souvenirs personnels. (Samedi 24 mars 2018)
En septembre, une sculpture de Jürgen Batscheider, intitulée «Sonnenkugel» (sphère solaire, en allemand), a été déposée par hélicoptère sur le lieu d'impact. L'oeuvre, de cinq mètres de diamètre, renferme un cylindre et des sphères en bois à l'intérieur desquelles les familles des victimes ont placé leurs souvenirs personnels. (Samedi 24 mars 2018)
AFP
epa04680207 A sign in front of the buildings with flight simulators at the 'Lufthansa Flight Training' commercial pilot school in Bremen, Germany, 26 March 2015. The co-pilot is thought to have been trained at this school in Bremen, Germany.  EPA/INGO WAGNER
epa04680207 A sign in front of the buildings with flight simulators at the 'Lufthansa Flight Training' commercial pilot school in Bremen, Germany, 26 March 2015. The co-pilot is thought to have been trained at this school in Bremen, Germany. EPA/INGO WAGNER
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Sportif, «très compétent», «rêvant de voler»: l'entourage du copilote allemand de l'A320 de Germanwings, soupçonné d'avoir volontairement précipité l'avion au sol mardi avec 149 autres personnes à son bord, décrivait un homme de 28 ans apparemment sans histoire.

«Un jeune plutôt normal, bien dans sa vie, qui ne se faisait remarquer ni dans un sens ni dans un autre. Très compétent, aussi», raconte à l'AFP Klaus Radke, 66 ans, président de l'aéroclub LSC Westerwald de Montabaur, petite ville de l'ouest de l'Allemagne.

Andreas Lubitz, soupçonné par la justice française d'avoir provoqué la perte de l'avion qu'il pilotait en l'envoyant s'écraser mardi dans le sud des Alpes françaises, vivait encore en partie dans le pavillon de ses parents, dans le sud de cette bourgade de 12.500 habitants.

«Je ne peux pas et ne veux pas y croire»

Les voisins de cette grande maison coiffée d'une toiture sombre, protégée jeudi par un cordon policier, brossaient le portrait d'un jeune homme sportif, avec un frère cadet et une petite amie qui partageait son goût de la course à pied, attesté par ses classements dans plusieurs compétitions locales.

«Je ne peux pas et ne veux pas y croire. Je suis très choqué. Je le croisais rarement mais il était toujours poli et amical (...) Je ne sais pas s'il était en dépression ou s'il était malade mais je n'ai jamais entendu parler de problèmes particuliers de sa part ou de sa famille», explique Johannes Rossbach, 23 ans.

Selon la direction de Lufthansa, maison mère de Germanwings, Andreas Lubitz avait intégré en 2008 la formation de pilote dispensée par le groupe aérien allemand à Brême (nord-ouest) et en était sorti diplômé en 2012, avant d'être embauché en septembre 2013 par Germanwings.

Quand il n'était pas à Montabaur, il résidait dans son deuxième domicile à Düsseldorf (ouest), base importante pour cette compagnie aérienne et destination du vol en provenance de Barcelone dans lequel il a péri mardi, avec 5 autres membres d'équipages et 144 passagers.

«Il était à 100% apte au pilotage»

Andreas Lubitz comptait 630 heures de vol, selon Germanwings, et avait décroché en 2013 la certication de la prestigieuse Agence fédérale américaine de l'aviation civile (FAA), d'après le site spécialisé «Aviation business gazette».

Selon Lufthansa, Andreas Lubitz avait subi les tests psychologiques prévus par sa formation et avait interrompu son cursus «pendant quelques mois». Interrogée sur un éventuel congé médical, la direction du groupe a répondu qu'elle ne pouvait en communiquer la raison.

«Il était à 100% apte au pilotage, ses performances étaient irréprochables, sans qu'on ne relève d'anomalies», a insisté Carsten Spohr, le patron de Lufthansa, précisant n'avoir «pas le moindre indice sur ce qui a pu pousser le copilote à commettre cet acte horrible».

Le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière, a de son côté assuré qu'il n'y avait «pas d'indice d'un contexte terroriste» chez ce jeune homme, après des recherches «dans les fichiers des systèmes de renseignement et systèmes d'information de la police».

Passion pour le vol

Dans un communiqué de condoléances diffusé après l'accident, mais avant que les soupçons ne se portent sur Andreas Lubitz, l'aéroclub local décrivait une passion pour le vol remontant à ses premières expériences en planeur.

En devenant pilote professionnel, «il pouvait accomplir son rêve, un rêve qu'il a payé si cher - de sa vie», écrivait le LSC Westerwald sur son site avant que les raisons de l'accident ne soient éclaircies. Le site était inaccessible depuis les révélations faites par les enquêteurs français.

Selon le patron du club, Andreas Lubitz avait commencé à voler «il y a 14 ou 15 ans» et «l'année dernière encore», il avait effectué les heures nécessaires pour conserver son brevet de pilote de planeur. «J'ai toujours connu un garçon très gentil, drôle et poli», a confié Klaus Radke.

(AFP)

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