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«Il faut respecter les droits des enfants des combattants de l’État islamique»

La Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, exhorte les États à ne pas fabriquer des apatrides.

Michelle Bachelet est Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme depuis septembre 2018.
Michelle Bachelet est Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme depuis septembre 2018.
Keystone

Avant de livrer son rapport sur le Venezuela le 5 juillet prochain, Michelle Bachelet a ouvert lundi les travaux du Conseil des droits de l’homme de l’ONU en évoquant la situation des combattants de l’État islamique et de leurs familles en Syrie et en Irak. «Que les choses soient claires, ceux qui sont suspectés d’avoir commis des crimes, quel que soit leur pays d’origine, doivent être jugés», a déclaré la Haut-Commissaire aux droits de l’homme avant de rappeler que les États avaient le devoir de respecter les droits des ex-combattants, de leurs femmes et de leurs enfants pour «protéger la société du risque de radicalisation et de violence dans le futur».

Michelle Bachelet a dénoncé les «traitements inhumains», «les traitements iniques» et les exécutions sans procès équitable «qui ne font que mettre de l’huile sur le feu». «Les États ont des responsabilités vis-à-vis de leurs ressortissants», a rappelé la Chilienne avant d’insister sur la situation des familles.

Jusqu'à présent, 29 000 enfants de combattants âgés de moins de 12 ans ont été recensés. «La principale considération doit être leur réadaptation. Les rendre apatride n’est pas une option envisageable», a mis en garde la Haut-Commissaire aux droits de l’homme, en dénonçant l’attitude de certains pays. «Infliger un tel traitement à des enfants qui ont déjà souffert l'innommable est d’une cruauté incroyable», a-t-elle ajouté.

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