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Une publicité déguisée pour l'UMP pourrait être interdite

La campagne publicitaire d'un think tank français, qui vante les propositions du président-candidat Sarkozy, fait débat. Le Conseil supérieur de l'Audiovisuel (CSA) pourrait interrompre sa diffusion.

BFM TV diffuse actuellement une publicité de l'Institut Montaigne, un think tank libéral français, qui suscite la polémique tant les idées qui y sont développées sont similaires aux propositions du président-candidat Sarkozy.
BFM TV diffuse actuellement une publicité de l'Institut Montaigne, un think tank libéral français, qui suscite la polémique tant les idées qui y sont développées sont similaires aux propositions du président-candidat Sarkozy.

«La fiscalité ne doit plus être un frein à l'emploi» ; «Le poids des charges est un frein à l'emploi». Ou encore «L'augmentation de la TVA de 3 points en Allemagne n'y a pas entraîné une hausse générale des prix»; «Les Allemands ont augmenté la TVA de trois points et ils n'ont eu aucune augmentation des prix».

Non, ce n'est pas un copier-coller raté de journaliste. Les premières phrases sont celles de l'Institut Montaigne dans sa nouvelle campagne de publicité télévisée. Les secondes phrases sortent de la bouche du président-candidat Nicolas Sarkozy. Le hic, c'est qu'en France, la publicité de partis politiques est interdite. Or, la publicité diffusée par le think tank libéral ressemble à s'y méprendre aux propos du président sortant. Du coup, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) s'en émeut. Il instruit actuellement le dossier, nous apprend Le Nouvel Observateur.

Hors de prix?

BFMTV (500 000 téléspectateurs), BFM ou encore RMC (3, 6 millions d'auditeurs): l'Institut Montaigne, qui se définit comme un think tank indépendant car exempt de toute subvention publique, a mis le paquet pour cette publicité qui tourne en boucle depuis la mi-mars sur ces chaînes radio et télé de grande écoute. Mais impossible de savoir combien a coûté cette fantaisie censée vanter les idées de l'institut: «Nous sommes un organisme privé. Rien ne nous oblige à révéler le coût cette opération», s'est borné à répondre l'institut au Nouvel Obs.

En attendant, sauf avis contraire du CSA, cette publicité prendra fin une semaine avant le premier tour de l'élection présidentielle. Une coïncidence pour les uns. Une propagande déguisée pour les autres.

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