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FranceLa presse sceptique sur la nomination de Manuel Valls

La presse européenne, qui estime que François Hollande n'a pas apporté de réponse sur les questions de fond, a accueilli la nomination de Manuel Valls avec prudence et scepticisme.

François Hollande a annoncé lundi le remplacement à Matignon de Jean-Marc Ayrault par Manuel Valls, nommé Premier ministre à la tête d'un «gouvernement de combat»(Lundi 31 mars 2014)
François Hollande a annoncé lundi le remplacement à Matignon de Jean-Marc Ayrault par Manuel Valls, nommé Premier ministre à la tête d'un «gouvernement de combat»(Lundi 31 mars 2014)
AFP
Au lendemain de la déroute du parti socialiste aux élections municipales en France, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et son gouvernement ont démissionné lundi en fin d'après-midi. (Lundi 31 mars 2014)
Au lendemain de la déroute du parti socialiste aux élections municipales en France, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et son gouvernement ont démissionné lundi en fin d'après-midi. (Lundi 31 mars 2014)
AFP
Comptage des votants à Marseille. (Dimanche 23 mars 2014)
Comptage des votants à Marseille. (Dimanche 23 mars 2014)
AFP
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La presse européenne a accueilli lundi soir avec prudence et scepticisme la nomination par le président français François Hollande de Manuel Valls. Jusqu'à présent ministre de l'Intérieur, celui-ci remplacera le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

En Allemagne, premier partenaire économique de la France, la Sueddeutsche Zeitung (centre gauche) estime que «les effets (de ce remaniement) ne pourront pas faire long feu». «Les problèmes demeurent: le président doit trouver une stratégie pour ranimer l'économie, redresser les finances, soulager les citoyens et empêcher une fronde au sein de son parti», explique-t-il.

Même son de cloche dans les colonnes du quotidien conservateur Die Welt, pour lequel «le changement du Premier ministre et de deux, trois ou 19 ministres n'aura guère d'importance sur le fond, au mieux une valeur psychologique». De son côté, le quotidien économique Handelsblatt s'interroge sur la «mission confuse» confiée par François Hollande à Manuel Valls, dit «obstiné».

Enfin, la Frankfurter Allgemeine Zeitung (libéral) rappelle que «pendant longtemps Hollande n'a pas fait confiance à ce Valls envahissant et habitué au succès». «Maintenant le socialiste de 51 ans doit le sauver de la situation fort épineuse qui est celle de sa carrière présidentielle encore courte».

«Limiter les dégâts»

En Grande-Bretagne, le Times (conservateur) titre: «Hollande en difficulté nomme un dur au poste de Premier ministre». Pour The Daily Telegraph (droite), «cette nomination représente une menace potentielle pour le très impopulaire Hollande, alors qu'un récent sondage suggère que Valls aurait bien plus de chances que son patron de remporter la prochaine présidentielle».

The Guardian (gauche) estime pour sa part que le président «Hollande a peiné pour limiter les dégâts (...) après les élections». «L'absence de réaction aurait convaincu les électeurs que le président faisait la sourde oreille» aux demandes d'un changement de gouvernement, commente le quotidien économique The Financial Times.

Les journaux espagnols mettent pour leur part l'accent sur les origines catalanes du nouveau chef de gouvernement. «Hollande met un dur à la tête du gouvernement après l'échec électoral», titre El Pais, de centre gauche, ajoutant: «Le président réagit à chaud au cataclysme des municipales, nomme Premier ministre l'homme politique d'origine catalane Manuel Valls et promet de baisser les impôts pour les salariés».

«Valls, un Espagnol pour un gouvernement de combat», souligne l'autre grand journal espagnol, El Mundo (centre-droit), qui fait aussi de la nomination de Manuel Valls, né à Barcelone, le premier titre de son édition en ligne lundi soir.

«Choix hasardeux»

En Italie, le quotidien des milieux économiques, Il Sole 24 Ore, présente Manuel Valls comme «le socialiste qui fait un carton chez les électeurs de droite». Appelé à «sauver la gauche française», «durant ces deux dernières années, il s'est fait une réputation de dur, il ne plait pas à l'extrême gauche qui a souvent demandé sa tête».

La Stampa, le quotidien de Turin (nord), estime qu'il s'agit là «d'un choix hasardeux, que d'aucuns qualifient déjà de 'cohabitation' entre le président et son Premier ministre, tant les deux hommes semblent différents et incompatibles».

La Repubblica le présente comme un «homme qui suscite des passions fortes, d'amour comme de haine, et que de nombreux commentateurs comparent à Matteo Renzi (le président du conseil italien) pour son attitude directe».

(ats)

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