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Après la présidentielle, le malaise des partis français semble sans fin

Traumatisés par des mois de campagne, les partis politiques sont embourbés dans les problèmes. FN, PS, Les Républicains, le MoDem, La France insoumise et même le gouvernement macronien… Analyse.

La ministre des Armées, Sylvie Goulard (MoDem), veut pouvoir «être en mesure de démontrer librement sa bonne foi». Elle a démissionné de son poste. La justice se rapprocherait-il du MoDem?
La ministre des Armées, Sylvie Goulard (MoDem), veut pouvoir «être en mesure de démontrer librement sa bonne foi». Elle a démissionné de son poste. La justice se rapprocherait-il du MoDem?
AFP

L’apaisement, ce n’est pas pour maintenant… En France, tous les partis vivent secoués par des spasmes plus ou moins violents après le déferlement Macron sur la vie politique. FN, PS, Les Républicains, le MoDem et même La France insoumise… Ces convulsions n’épargnent d’ailleurs pas le gouvernement, que le jeune président devra remanier plus largement qu’il ne l’avait prévu.

«Le malaise des partis s’explique par le sentiment croissant dans une part de la population que la démocratie n’existe plus vraiment. Que le pouvoir est ailleurs… D’où la grève électorale. Les partis, eux, se sont fait laminer par La République en marche! Mais ils ont des problèmes très différents les uns des autres», analyse le politologue Thomas Guénolé.

Le souci du gouvernement, par exemple, c’est l’exemplarité. Ainsi, mis en cause par la justice dans des affaires différentes, la ministre de la Défense, Sylvie Goulard, et Richard Ferrand (ex-PS puis LREM) quittent le gouvernement. Marielle de Sarnez, du MoDem, n’exclut pas de le quitter elle aussi. François Bayrou, lui, se tait.

Tous les partis en question

Allié de La République en marche!, le MoDem est en effet rattrapé par une affaire d’emplois fictifs au Parlement européen. Une enquête préliminaire est ouverte. Le remaniement du gouvernement, qui s’annonçait purement technique, pourrait devenir très politique.

Surtout si l’Elysée décidait d’écarter François Bayrou, l’ancien soutien devenant trop encombrant. Il n’est pas impossible que de nouveaux ministres, issus des Républicains, fassent leur apparition. Les élus LR, par ailleurs, siégeront dans deux groupes distincts à l’Assemblée nationale: les anti-Macron et les Macron-compatibles. Ambiance.

Autre ex-grand parti de gouvernement, le PS est, lui, totalement absent de cette rentrée politique. «Pour le PS et le LR, le diagnostic du malaise est simple. Un politicien habile les a supplantés avec une offre nouvelle et plus alléchante», pense Thomas Guénolé. Donc chez LR, certains ont décidé de se rallier. Au PS, la déroute est si grande que les rescapés ne savent pas par quoi commencer.

Jean-Marie s'oppose à Marine Le Pen

Le FN a quant à lui mis en place hier matin son opération refondation. Non sans que Jean-Marie Le Pen, venu assister au bureau politique du parti, ne se soit vu interdire l’entrée par sa fille. Le fondateur du FN a demandé la démission de cette dernière, présidente du parti. «La question de la nullité de la cheffe a été mise en évidence par le débat présidentiel. C’est un traumatisme durable pour les cadres du FN. De plus, il est désormais prouvé que la stratégie de Philippot n’est pas la bonne. Les réserves de voix sont à droite et non à gauche», met en exergue le politologue.

Le deuxième problème se résoudra en douceur par la mise à l’écart de Florian Philippot et le repositionnement idéologique du FN. La question du leadership de Marine est plus difficile à trancher.

La France insoumise, et surtout son leader, Jean-Luc Mélenchon, très nerveux, présente les symptômes d’une crise de croissance. «C’était un groupuscule contestataire tenu par une poignée de militants hypermotivés. Il y a désormais un groupe au parlement, du financement public, des attentes dans les circonscriptions qui les ont placés en tête. Ça crispe même les plus expérimentés», ironise Thomas Guénolé à propos de l’agitation du chef des Insoumis.

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