Poutine distille ses bons mots mais ne change rien

RussieLors de sa traditionnelle conférence de presse de fin d’année, hier, le maître du Kremlin semble avoir préféré la forme au fond

Image: Keystone

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De l’humour, parfois grinçant ou à la limite de la vulgarité, mais aussi un ton grave sinon menaçant: Vladimir Poutine a eu recours à tous les genres, hier, lors de sa traditionnelle conférence de presse de fin d’année, qui a réuni près de 1400 journalistes russes et étrangers.

L’humour d’abord. A propos de Sepp Blatter, qui était auditionné au même moment par la FIFA à Zurich: «Il a fait un travail considérable pour le football mondial. Sa contribution dans le domaine humanitaire est colossale. (…) Voilà la personne à qui il faut donner le Prix Nobel de la paix.» Poursuivant sur sa lancée, le président russe a dit tout le bien qu’il pensait de Donald Trump, favori de la primaire républicaine: «C’est un homme très brillant, plein de talent sans aucun doute. Ce n’est pas à nous de juger de ses qualités mais c’est le favori incontesté de la course présidentielle.»

S’agissant de la guerre en Syrie et des relations exécrables avec la Turquie depuis que la chasse d’Ankara a abattu un de ses bombardiers, le président russe s’est fait plus grave, mais non moins cinglant: «Ils (ndlr: les Turcs) ont perpétré un acte hostile contre notre aviation. Mais on ne peut pas dire que nous considérons la Turquie comme un État ennemi.» «Quelqu’un au sein du gouvernement turc a décidé de lécher les Américains quelque part. Je ne sais pas si les Américains ont besoin de ça», a dit Poutine, affirmant qu’il ne voyait pas de «perspectives d’amélioration des relations entre Moscou et Ankara».

Quant aux objectifs de son armée de l’air, il a assuré que ses avions de combat soutenaient non seulement les forces du président Bachar el-Assad mais également l’«opposition armée» qui combat les djihadistes de l’organisation État islamique (EI, Daech en arabe).

Dernier gros sujet de politique étrangère: l’Ukraine. Là aussi, le maître du Kremlin n’a rien dit de nouveau, martelant une fois encore qu’il n’y avait pas de soldats de l’armée russe dans le pays, tout en reconnaissant la présence de Russes opérant «dans la sphère militaire». «Nous n’avons aucun intérêt à exacerber les tensions dans le conflit. Au contraire, nous désirons résoudre ce conflit dès que possible», a par ailleurs assuré Vladimir Poutine.

Enfin, alors que les chiffres sur la consommation des ménages et le chômage se sont encore dégradés, selon des statistiques publiées au moment même où le président s’adressait à la presse, Poutine a reconnu que son pays devait se préparer à tous les scénarios économiques possibles. D’autant plus que les prix du pétrole évoluent actuellement sous le niveau attendu par le gouvernement pour bâtir sa politique et espérer un retour à la croissance. Toutefois, comme lors de ses récentes interventions, il a relevé des «signes de stabilisation» de l’économie et estimé que «le pic de la crise» était passé. (TDG)

Créé: 17.12.2015, 19h46

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