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Quand la petite Chine toscane a peur de la grande Chine

Entre coronavirus et crise économique, la plus dense Chinatown d’Europe tente de tenir le choc.

À Prato, près de Florence, un habitant sur cinq est Chinois.
À Prato, près de Florence, un habitant sur cinq est Chinois.
Gamma-Rapho via Getty Images

La salle à manger du Summer Palace, le meilleur restaurant chinois de Prato, est vide. «Avant, tout plein, besoin réserver», se lamente dans un italien approximatif la patronne. «Ce soir, Italiens peur, Chinois peur.»

La petite Chine italienne a peur de la grande Chine malade du coronavirus. Car avec 40000 Chinois, Prato, à une trentaine de kilomètres de Florence, n’est pas une Chinatown comme les autres. Si c’est la troisième en Europe par le nombre d’immigrés, après Londres et Paris, la capitale italienne du textile ne compte que 190000 habitants. Plus d’un Pratésien sur cinq est Chinois. Il n’existe nulle part ailleurs en Europe une telle densité.

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