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Sans navires de sauvetage, la Méditerranée «deviendra une mer de sang»

Un an après la fermeture des ports italiens, le risque de mortalité des migrants en Méditerranée centrale a explosé.

Des migrants à la dérive en Méditerranée.
Des migrants à la dérive en Méditerranée.
Keystone

«Si nous ne faisons rien, la Méditerranée deviendra une mer de sang.» Ces mots forts ont été employés il y a quelques jours par Carlotta Sami, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) pour l’Europe du Sud, basée à Rome. Ses propos visaient à alerter sur le sort des migrants qui tentent la traversée de la Méditerranée, où il n’y a presque plus de bateaux de sauvetage. Alors que, selon les chiffres du HCR publiés ce mercredi matin, le nombre de personnes déracinées à travers le monde a dépassé 70 millions en 2018, un niveau sans précédent, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) estime que le risque pour un migrant de périr en Méditerranée a quadruplé cette année.

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