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BrexitMousseux et feu d'artifice pour marquer le divorce

Dans le Yorkshire, ces centaines de partisans du Brexit ont célébré le départ de l'Union européenne.

Les Brexiters espèrent que le pays «reprenne le contrôle» de ses lois, de sa politique migratoire et de son argent, comme l'a promis le Premier ministre Boris Johnson. (Vendredi 31 janvier 2020)

«On nous a dit plusieurs fois que nous partions et enfin ça arrive!»: des centaines de partisans du Brexit ont laissé éclater leur joie vendredi soir à Morley, dans le Yorkshire, lors d'une grande fête de départ à grand renfort de mousseux et de drapeaux britanniques.

5, 4, 3, 2, 1.... les secondes s'égrènent avant 23h, heure officielle du Brexit. Puis ce sont des cris de joie, avant un feu d'artifice sur les pelouses du club de rugby. Tandis que les europhiles ont le blues, ici les «Brexiters» jubilent.

«J'attends ça depuis 2016», s'exclame Joshua Spencer, étudiant de 25 ans, drapeau britannique sur les épaules et bière à la main, en allusion au référendum de 2016 qui a décidé la sortie de l'UE. Il a été suivi de trois ans et demi de déchirements et tergiversations, maintenant terminés.

Dans une salle ornée de drapeaux britanniques et d'une boule à facette comme dans les meilleures boites de nuit, un DJ avait démarré la soirée avec la chanson «Independence», de l'Ecossaise Lulu. «Je veux mon indépendance, je veux ma liberté!», réclame-t-elle.

À compter de 2021, les droits spécifiques à immigrer pour les citoyens de l'Espace économique européen et de la Suisse seront abolis. (18 mai 2020)
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AFP
L'équivalent de plus de 4 milliards de francs ont été dépensées par le Royaume-Uni entre juin 2016 et mars 2020 pour se préparer au Brexit. (Jeudi 5 mars 2020)
L'équivalent de plus de 4 milliards de francs ont été dépensées par le Royaume-Uni entre juin 2016 et mars 2020 pour se préparer au Brexit. (Jeudi 5 mars 2020)
AFP
«Réalisons le Brexit!» Boris Johnson, 55 ans, l'a répété comme un mantra tout au long d'une campagne sans relief. «Donnez-moi une majorité et je finirai ce que nous avons commencé - ce que vous nous avez ordonné de faire - il y a trois ans et demi», a-t-il promis.  (12 décembre 2019)
«Réalisons le Brexit!» Boris Johnson, 55 ans, l'a répété comme un mantra tout au long d'une campagne sans relief. «Donnez-moi une majorité et je finirai ce que nous avons commencé - ce que vous nous avez ordonné de faire - il y a trois ans et demi», a-t-il promis. (12 décembre 2019)
AFP
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Liberté, indépendance: c'est le grand thème de la soirée, chacun espérant qu'avec le Brexit, le pays «reprenne le contrôle» de ses lois, de sa politique migratoire et de son argent, comme l'a promis le Premier ministre Boris Johnson.

Soulagement

Certains sont venus en famille, d'autres entre amis conservateurs, pour fêter un événement qui n'«arrive qu'une fois dans la vie», souligne Erika Hartness, femme au foyer de 52 ans.

Nœud papillon, chapeau, t-shirt... L'Union Jack se décline à toutes les sauces. Les drapeaux britanniques se vendent comme des petits pains, 3 livres (3,8 francs) pièce, 5 livres (6,4 francs) les deux. John Strickland, 75 ans, ancien routier, arbore une cravate aux couleurs britanniques. Et il en est certain: «On s'en sortira très bien» hors de l'UE.

La fête était à l'initiative de la députée conservatrice Andrea Jenkyns, avocate passionnée du Brexit. Pour elle, pas question que Londres, où Nigel Farage et autres stars de Brexit rassemblaient leurs troupes, ait toute la lumière des projecteurs. «On est dans un bastion du Brexit, ici dans le Yorkshire.(...) Et je crois que c'est bien de marquer le moment ici», a-t-elle dit à l'AFP dans son bureau du centre-ville de Morley, en banlieue de Leeds.

«On t'aime Boris!»

Dans cette circonscription de 76'000 habitants, les électeurs ont voté à 60% pour le Brexit. Et dans la rue principale de Morley, ornée de guirlandes de petits drapeaux britanniques, les Brexiters exprimaient leur satisfaction, après avoir bien cru que leur vote n'allait jamais se réaliser.

«Les quatre dernières années ont été un joyeux bordel. Je suis juste content que ça soit fini», dit Raymond Stott, 66 ans, un habitant de cette ville qui a vu naître l'auteure du «Journal de Bridget Jones», Helen Fielding.

Mais le jour a beau être historique, le vrai départ n'aura lieu qu'à la fin de l'année quand s'achèvera la période de transition post-Brexit. Pendant ce temps, le Royaume-Uni continuera d'appliquer les règles européennes, sans avoir voix au chapitre. Toutefois, le divorce est prononcé, et pour beaucoup, c'est le principal.

Au club de rugby de Morley, on a écouté religieusement, une pinte à la main, le discours du Premier ministre, qui a promis de «réussir, quels que soient les obstacles». «On t'aime Boris!», crient quelques uns.

«C'était très bien, il était confiant et optimiste sur l'avenir du Royaume-Uni», approuve Mike Gilbert, 58 ans, venu de Boston, l'un des endroits où le vote en faveur du Brexit a été le plus fort en 2016.

Le Premier ministre avait pourtant été chahuté lors de sa visite à Morley en septembre. Un habitant lui avait enjoint de retourner «négocier à Bruxelles» au lieu de faire campagne pour sa réélection, tandis qu'un autre lui avait poliment demandé de «quitter sa ville».

Malgré tout, son Parti conservateur avait séduit de nombreux électeurs dans le nord et le centre de l'Angleterre, régions traditionnellement acquises à l'opposition travailliste, mais pro-Brexit. Ils espèrent maintenant la réalisation de ses promesses d'avenir radieux.

(AFP)

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