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La mobilisation se poursuit pour le retour de Leonarda

La mobilisation ne faiblit pas pour le retour des lycéens étrangers expulsés, avec une cinquantaine de lycées dans l'action selon le syndicat lycéen Fidl.

Pour la deuxième journée consécutive, plusieurs milliers de lycéens ont manifesté vendredi à Paris contre l'expulsion de France de la collégienne d'origine kosovare Leonarda Dibrani, 15 ans, et d'un lycéen arménien de 19 ans, Khatchik Kachatryan. Le gouvernement annoncera ce week-end sa position sur ces interpellations.

Les manifestants se sont rassemblés vers 13h00 sur la place de la Bastille à l'appel de l'Union nationale lycéenne (UNL) et de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl). Ils ont ensuite défilé jusqu'à la place de la Nation, sous la surveillance d'un important dispositif policier.

«La première chose que je demande, c'est que le président de la République s'exprime. On est en train de piétiner un modèle républicain», a déclaré à la presse Ivan Dementhon, président de l'UNL. «On demande un changement de la loi si elle s'oppose à l'intégration», a-t-il ajouté.

Selon la préfecture de police de Paris, quelque 4000 personnes ont battu le pavé. Le syndicat lycéen UNL a pour sa part compté 12'000 manifestants dans la capitale et près de 20'000 en province.

Démission de Valls exigée

Les lycéens brandissaient des pancartes et des banderoles réclamant la fin des expulsions de jeunes étrangers scolarisés. «L'éducation c'est no border», «Libérez Khatchik», «Non aux expulsions», pouvait-on lire sur des pancartes.

Certains ont continué à réclamer la démission du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, qui a essuyé une salve de critiques à gauche, y compris de collègues du gouvernement. «Valls, t'es foutu, la jeunesse est dans la rue», scandaient des manifestants.

«Par tous les moyens»

De son côté, Reshat Dibrani, le père de Leonarda, a déclaré vendredi qu'il entendait regagner la France avec sa famille «par tous les moyens». «Si les autorités ne me permettent pas de revenir en France légalement, je passerai par les forêts», a-t-il assuré. Rom du Kosovo, il a précisé que les autres membres de sa famille n'étaient pas nés dans l'ancienne province serbe, mais la plupart en Italie.

M. Dibrani a affirmé avoir menti aux autorités françaises sur les origines kosovares de sa famille dans l'espoir d'augmenter ses chances d'obtenir l'asile en France. Des sources proches du dossier ont également affirmé que cet homme de 47 ans avait eu des démêlés avec la justice.

Visite écourtée

Les conclusions d'une enquête administrative sur l'interpellation de Leonarda Dibrani devaient enfin être remises vendredi soir au gouvernement, qui annoncera sa position ce week-end.

La France risque de modifier ses règles d'expulsion des jeunes sans-papiers pour tenter d'endiguer cette crise. La présidence française a évoqué une possible sanctuarisation, non seulement de l'école mais aussi du «temps de vie scolaire» pour éviter qu'une expulsion puisse interrompre la scolarité d'un jeune illégal.

(AFP)

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