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Berlin célèbre dans la joie les 25 ans de la chute du Mur

Bravant le froid et la grisaille, des dizaines de milliers de personnes en liesse ont célébré les 25 ans de la chute du Mur de Berlin. Des milliers de ballons se sont envolés dans le ciel de Berlin au son de l'Hymne à la joie de Beethoven.

L'ancien président russe Mikhaïl Gorbatchev en train de lâcher un ballon. (Dimanche 9 novembre 2014)
L'ancien président russe Mikhaïl Gorbatchev en train de lâcher un ballon. (Dimanche 9 novembre 2014)
AFP
Plusieurs centaines de milliers de personnes étaient massées Porte de Brandebourg et dans tout le centre de Berlin pour assister au lâcher de quelque 7000 ballons sur une portion de 15 km de l'ancien tracé du Mur qui divisait Berlin de 1961 au 9 novembre 1989. (Dimanche 9 novembre 2014)
Plusieurs centaines de milliers de personnes étaient massées Porte de Brandebourg et dans tout le centre de Berlin pour assister au lâcher de quelque 7000 ballons sur une portion de 15 km de l'ancien tracé du Mur qui divisait Berlin de 1961 au 9 novembre 1989. (Dimanche 9 novembre 2014)
AFP
Des visiteurs regardent à travers un segment conservé du Mur de Berlin, décoré pour l'occasion de roses. (Dimanche 9 novembre 2014)
Des visiteurs regardent à travers un segment conservé du Mur de Berlin, décoré pour l'occasion de roses. (Dimanche 9 novembre 2014)
AFP
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Sous les vivats de centaines de milliers de spectateurs chaudement emmitouflés, quelque 7000 ballons lumineux ont été largués un par un ce dimanche soir 9 novembre au son de l'Hymne à la joie de Beethoven, final spectaculaire et émouvant d'un week-end de liesse.

«Nous sommes un peuple heureux!», a lancé le maire de Berlin Klaus Wowereit, à la Porte de Brandebourg peu avant l'envol des ballons, conçus comme une «Frontière de lumière» et symbolisant sur 15 km le Mur de Berlin qui faisait 155 km de long.

Gorbatchev ovationné

A ses côtés l'ex-dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev, crédité d'avoir permis la réunification allemande, a été ovationné par la foule, tout comme l'ancien leader du syndicat polonais Solidarnosc, Lech Walesa.

L'envol des ballons s'achevait sur le pont de la Bornholmer Strasse, dans le nord de la ville. Il fut le premier point de passage ouvert le soir du 9 novembre 1989 par des gardes-frontières est-allemands débordés par la foule.

C'est ce poste-frontière que la citoyenne est-allemande Angela Merkel, alors âgée de 35 ans, avait franchi pour aller à la rencontre des Berlinois de l'Ouest. «La chute du Mur a montré que les rêves peuvent devenir réalité», a-t-elle lancé dimanche en inaugurant une nouvelle exposition au Mémorial du Mur.

«Nous pouvons changer les choses»

«Nous pouvons changer les choses en bien, c'est le message» qu'ont délivré à l'époque les centaines de milliers d'Allemands de l'Est descendus dans la rue pour réclamer plus de liberté par la seule force de leurs voix et de leurs bougies, a-t-elle ajouté.

La chancelière a jugé que ce message d'espoir s'adressait aujourd'hui aux peuples opprimés «en Ukraine, en Syrie, en Irak et partout où les libertés et les droits de l'Homme sont menacés ou même foulés aux pieds». Le pape François a lui aussi appelé depuis Rome à construire «des ponts, pas des murs».

Traditionnel visiteur de Berlin le 9 novembre, Mikhaïl Gorbatchev s'est montré beaucoup plus pessimiste samedi, estimant que le monde était «au bord d'une nouvelle Guerre froide». «Certains disent qu'elle a déjà commencé», a ajouté l'octogénaire.

Les citoyens en «Heroes»

C'est le citoyen lambda qui était cette année au centre des commémorations placées sous le signe du «Courage de la liberté», alors que le 20e anniversaire avait vu défiler une brochette de dirigeants en exercice.

Avec une ponctualité et une météo grise et froide toutes allemandes, une grande «fête populaire» a débuté à 14h00 avec orchestre classique, rock stars et anciens dissidents politiques devant se partager les scènes. Pour rester fidèle à l'hommage à la population, le fondateur de Genesis Peter Gabriel devait interpréter dans la soirée «Heroes», chanson composée par David Bowie lorsqu'il habitait Berlin-Ouest.

Service oecuménique

La journée avait commencé sur un registre plus sombre, avec un service oecuménique dans la Chapelle de la réconciliation construite dans la «bande de la mort» qui séparait les deux parois du Mur. Puis la cérémonie officielle du gouvernement allemand, très brève, a réuni quelques dizaines de personnes, sans invité étranger.

Ce sont des représentants des mouvements de citoyens de l'époque qui ont pris la parole. Mme Merkel, vêtue d'un long manteau noir, et les autres participants ont piqué des roses dans les restes du Mur, en hommage aux 138 Allemands tués au Mur en essayant d'échapper à la RDA.

Plus d'un million de visiteurs allemands et étrangers étaient attendus à Berlin ce week-end, pour commémorer cet événement qui a sonné la fin de la Guerre froide et annoncé la Réunification de l'Allemagne et de l'Europe.

Le 9 novembre 1989, après des semaines de manifestations monstres d'Allemands de l'Est réclamant plus de liberté, le régime communiste avait annoncé par surprise que ses ressortissants pourraient désormais voyager à l'étranger. Quelques heures plus tard, les garde-frontières de Berlin-Est, débordés, avaient ouvert le Mur.

(ats)

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