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A Marseille, un silence assourdissant

Dans le cœur du «quartier arabe», le malaise est palpable. A la sortie de la mosquée, ceux qui condamnent le font discrètement, à l’écart des barbus.

Arrivée pour la prière du vendredi dans une mosquée de Marseille.?
Arrivée pour la prière du vendredi dans une mosquée de Marseille.?
AFP

A quelques rares exceptions, la communauté musulmane de Marseille n’a pas ou peu réagi aux événements de ces derniers jours. Nous sommes allés à la rencontre des fidèles dans un climat de malaise autour de la mosquée de la Porte d’Aix. 

C’est là le cœur du «quartier arabe» de la ville. Le français semble une langue étrangère dans cette foule bruissante et orientale. De fortes odeurs d’épices montent entre la boucherie hallal et les boutiques où l’on vend couscoussiers, électroménager et vêtements colorés. Les femmes qui portent pour la plupart le tchador font les courses pendant que les hommes palabrent à voix basse sur le trottoir. Parfois quelques mots fusent dans la langue de Molière. Ils laissent deviner que le sujet alimente des conversations: «Ce sont des jeunes, ils sont endoctrinés», déplore un passant.

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