Passer au contenu principal

«Je n'ai jamais été l'assistante de mon mari»

L'émission Envoyé Spécial va diffuser ce jeudi soir une vidéo de 2007 dans laquelle l'épouse de François Fillon déclare n'avoir jamais travaillé pour lui.

Pas un jour ne se passe sans qu'une nouvelle révélation dans le «Penelopegate» n'accable un peu plus François Fillon, candidat de la droite à l'élection présidentielle. Cette fois c'est l'émission de la télévision France 2 «Envoyé spécial» qui enfonce encore un peu plus le clou avec une vidéo qui sera diffusée jeudi soir. Elle montre Pénélope Fillon expliquant qu'elle n'était pas l'assistante parlementaire de son mari.

En effet, dans une interview de 45 minutes accordée en 2007 au quotidien britannique Sunday Telegraph , l'épouse de l'ancien Premier ministre y déclare: «Moi, je n'ai jamais été son assistante, ou quoi que ce soit de ce genre-là». Et elle persiste plus loin. «Je ne me suis pas occupée de sa communication non plus», selon «Envoyé Spécial».

Penelope Fillon explique encore dans cette vidéo qui n'est plus consultable sur internet, qu'elle est «peu à l'aise dans les allées du pouvoir» et qu'elle n'a «aucun rôle aux côtés de son mari».

Ces propos ont été tenus quelques jours après la nomination de François Fillon au poste de Premier ministre en 2007, relève l'émission. Ils confirmeraient donc les révélations du Canard Enchaîné qui soupçonne le champion de la droite d'avoir rémunéré son épouse en tant qu'assistante parlementaire pour près de 900'000 francs. Un travail qu'elle n'aurait jamais exercé dans les faits.

«On a la certitude qu'elle a été payée pendant quatre ans comme assistante parlementaire de son mari de 1998 à 2002. On sait donc qu'elle a reçu un salaire d'assistante parlementaire de son mari à cette période», a commenté la journaliste Elise Lucet, d'«Envoyé spécial» à l'afp.

Assistante de 1988 à 2013

Une enquête a été ouverte en France à la suite de révélations de presse sur des salaires versés à Penelope Fillon. En tant qu'assistante parlementaire de son mari puis du suppléant de ce dernier elle aurait perçu un total de plus de 800'000 euros (854'000 francs) sur une période allant de 1988 à 2013.

Les enquêteurs cherchent à déterminer si l'épouse de l'ex-Premier ministre a effectivement exercé une activité pendant les années où elle a été rémunérée où il s'agit d'emplois fictifs. Le candidat de la droite à la présidentielle, très fragilisé par ce scandale, a dénoncé mercredi un «coup d'Etat institutionnel» venant «de la gauche».

Enquête étendue aux enfants

Par ailleurs, l'enquête a été étendue aux activités des deux enfants aînés du candidat de la droite pour la présidentielle, rémunérés tous les deux par François Fillon au Sénat, comme il l'a lui-même révélé sur TF1, a-t-on appris jeudi de sources proches du dossier. Marie, 34 ans, et Charles, 32 ans, sont tous les deux avocats.

La révélation de leur emploi par leur père au Sénat pour des «missions précises», avait suscité la polémique, François Fillon expliquant les avoir embauchés car ils étaient avocats, alors qu'ils n'avaient pas encore prêté serment à l'époque. L'enquête préliminaire reste ouverte des mêmes chefs de détournement de fonds publics et recel. Les enquêteurs vont en effet chercher à vérifier la matérialité du travail qu'ils ont effectué.

Par ailleurs, plus de trois Français sur quatre (76%) ne sont pas convaincus par la défense du candidat conservateur, selon un sondage publié mercredi. Une pétition demandant à Penelope Fillon de rendre l'argent public a réuni 350'000 signatures en moins d'une semaine.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.