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La Grèce subit l’exode de ses forces de travail

Une étude révèle que ces cinq dernières années près de 200 000 jeunes ont quitté le pays. Des diplômés en majorité.

Image d'illustration.
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Stavroula Diamantaki aurait tant voulu rester à Athènes. Mais depuis deux ans, cette femme médecin exerce comme spécialiste ORL dans la banlieue de Düsseldorf: «Dans l’hôpital où j’étais, je me sentais piégée: je gagnais seulement 1100 euros par mois, les heures de garde n’étant pas payées. En plus, je n’avais aucune perspective de promotion, car avec les mesures d’austérité, les salaires et les embauches ont été gelées. Sans parler de toute la corruption ambiante, dans un système sans dignité ni pour les médecins ni pour les malades.»

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