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CriseLa Grèce est officiellement en défaut de paiement

Athènes n'a pas remboursé au FMI 1,6 milliard d'euros. Mais la situation est sans conséquence financière immédiate.

Plusieurs milliers de manifestants opposés aux conditions du nouveau plan d'aide conclu entre la Grèce et ses créanciers se sont rassemblés dans le calme mercredi à Athènes. (Mercredi 22 juillet 2015)
Plusieurs milliers de manifestants opposés aux conditions du nouveau plan d'aide conclu entre la Grèce et ses créanciers se sont rassemblés dans le calme mercredi à Athènes. (Mercredi 22 juillet 2015)
Keystone
Le gouvernement grec a décidé samedi d'autoriser par décret la réouverture des banques du pays, après environ trois semaines de fermeture. (Samedi 18 juillet 2015)
Le gouvernement grec a décidé samedi d'autoriser par décret la réouverture des banques du pays, après environ trois semaines de fermeture. (Samedi 18 juillet 2015)
Reuters
Les perspectives d'un défaut de paiement se faisant de plus en plus fortes, les Grecs font la queue devant les distributeurs pour retirer leurs économies (28 juin 2015)
Les perspectives d'un défaut de paiement se faisant de plus en plus fortes, les Grecs font la queue devant les distributeurs pour retirer leurs économies (28 juin 2015)
Keystone
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Alors que le oui et le non étaient au coude-à coude vendredi en Grèce, sous l'effet d'une progression du oui à deux jours d'un référendum de dimanche, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) a déclaré officiellement la Grèce en «défaut» de paiement, après le non-remboursement par Athènes de 1,6 milliard d'euros au FMI. Une situation sans conséquence financière immédiate.

Le non-remboursement grec, mardi, «résulte en un défaut par la Grèce, aux termes de l'accord financier entre la Grèce et le FESF», a indiqué l'institution vendredi dans un communiqué. Mais le FESF se réserve le droit d'agir ultérieurement, «sans réclamer de remboursement immédiat» à Athènes, ni renoncer à ses créances.

Cette option est celle qui était attendue, avant le référendum de dimanche en Grèce sur les propositions des créanciers du pays, BCE, UE et FMI.

«Ce défaut est une cause de grave inquiétude. Cela rompt l'engagement pris par la Grèce d'honorer ses obligations financières et ouvre la voie à de sévère conséquences pour l'économie et le peuple grec», a déploré le président du Fonds, Klaus Regling, cité dans le communiqué.

«Toutes les options ouvertes»

En pratique toutefois, le Fonds, le plus gros créancier du pays avec des prêts totalisant 144,6 milliards d'euros, a opté pour l'attentisme. Il précise «garder ainsi toutes les options ouvertes» en fonction des évolutions en Grèce. Le Fonds «suivra en permanence la situation et évaluera régulièrement sa position», ajoute le communiqué.

Le non-remboursement par la Grèce de la tranche due au FMI à la date du 30 juin «n'a aucune influence sur la capacité du FESF à rembourser ses détenteurs d'obligations». Ce grâce à «sa structure de garantie très solide», précise le communiqué.

La Commission européenne avait recommandé aux créanciers du pays «de ne pas agir dans l'immédiat», mais «d'attendre l'issue des négociations» avec Athènes. C'est ce qu'avait expliqué mercredi le vice-président de la Commission européenne chargé de l'euro, Valdis Dombrovskis.

Le FESF, créé en 2010 comme un mécanisme temporaire, a prêté à la Grèce, à l'Irlande et au Portugal. Il continue de fonctionner, mais n'accorde plus de prêts depuis le 1er juillet 2013. Il est remplacé par un organisme permanent, le Mécanisme européen de stabilité (MES).

ats/cht

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