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Giuseppe Conte obtient la confiance du Sénat

Le gouvernement Conte II est entré en fonction, mais Matteo Salvini se met à la tête d’une opposition musclée soutenue par les néofascistes.

Giuseppe Conte (au centre) a proposé sa vision de l'Italie.
Giuseppe Conte (au centre) a proposé sa vision de l'Italie.
KEYSTONE

Le gouvernement de Giuseppe Conte est dans le plein exercice de ses pouvoirs après avoir obtenu, lundi, la confiance du parlement et, mardi, celle du Sénat.

Sobriété, loyauté, cohésion: ce n’est pas un hasard si le président du Conseil a ouvert son discours de politique générale sur une question de style. Il veut éviter que se répète le climat de guerre permanente qui avait opposé les alliés du précédent Exécutif et conduit à sa chute. Son appel s’adressait donc aux deux formations du gouvernement Conte II, le Parti démocrate (PD) et le Mouvement 5 étoiles (M5S). Sera-t-il entendu? Rien n’est moins sûr. En désaccord sur de nombreux points, les ministres PD et M5S se réunissent déjà dans des lieux différents, au mépris de l’esprit d’équipe. Méfiance, méfiance…

Giuseppe Conte a proposé sa vision de l’Italie. Mais la lutte contre l’évasion fiscale, les économies budgétaires, le développement du Sud, les politiques en faveur de l’emploi ou la réduction des inégalités sociales sont des vœux pieux auxquels tous les responsables politiques souscriraient. En termes de finances publiques, le président du Conseil s’est engagé à éviter l’augmentation de la TVA exigée par Bruxelles pour réduire le déficit, abaisser le coin fiscal (la différence entre le salaire brut et le net), diminuer la fiscalité des revenus les plus faibles. Des mesures qui coûtent une vingtaine de milliards. Alors que la croissance italienne en 2019 ne devrait pas dépasser 0,1%, Giuseppe Conte n’a pas indiqué où il entend les trouver.

«Traître», «vendu»

La solution se trouve peut-être à Bruxelles. Le virage antisouverainiste de Rome et la nomination de l’européiste convaincu Paolo Gentiloni comme commissaire européen ont fait pousser un soupir de soulagement à la Commission qui pourrait fermer un œil sur le déficit transalpin. Giuseppe Conte a donc réaffirmé avec ferveur l’encrage européen, et atlantiste, de la péninsule. Enfin, le «décret sécurité» qui réglemente l’accueil des immigrés sera retoqué. Les ONG qui sauvent des migrants ne risqueront plus des amendes ni la confiscation des navires.

Une intervention contestée par les élus de l’opposition, qui ont maintes fois interrompu Giuseppe Conte aux cris de «traître», «vendu» ou «indigne» et transformé le parlement en stade de foot. Matteo Salvini avait également rassemblé son peuple dans la rue. Offrant des milliers de selfies à ses adorateurs en transe, il a accusé la majorité de fuir les élections démocratiques. Dans la foule, un soi-disant petit-fils de Mussolini brandissait un crucifix et des gros bras tatoués de svastikas faisaient le salut fasciste.

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