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Avec Genève, Wauquiez veut un New Deal au-delà des frontaliers

Pour le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, la Suisse est un modèle mais il veut dialoguer à une autre échelle avec Genève en particulier, et la Suisse en général. Il veut construire du commun...

Laurent Wauquiez et François Longchamp, en 2016, lors d'une rencontre franco-suisse en France voisine.
Laurent Wauquiez et François Longchamp, en 2016, lors d'une rencontre franco-suisse en France voisine.
R. QUADRINI / KR Images Presse

Laurent Wauquiez vient d'être élu à la tête des Républicains. Le grand parti de la droite française. À 42 ans, l’ancien maire du Puy-en-Velay est encore à la tête de la nouvelle entité Auvergne-Rhône-Alpes depuis 2016. Une région prospère, peuplée de 8 millions d’habitants, qui lui sert de laboratoire. Interview de l'homme qui monte dans le paysage politique français.

Quelle est votre relation avec la Suisse, votre voisin de président de région?

J'adore la Suisse. Je suis très admiratif du modèle suisse. Je ne ferai jamais partie de ces politiques français qui s'expriment avec arrogance en considérant que la Suisse est un petit pays. J'ai pris le temps de voir et de comprendre votre pays. La Suisse est un pays admirable dans la façon dont il a équilibré à la fois la manière de se protéger et en même temps de partir à la conquête du monde. La construction du modèle politique et social forcent mon admiration. A intervalles réguliers, je vais en Suisse pour regarder, observer, comprendre. Et vous le savez, j'aime beaucoup M. Longchamp qui, malheureusement, va passer le témoin mais cela fait partie du cycle des choses.

Avec votre présidence de la région Auvergne-Rhône-Alpes, on perçoit la France moins présente à Genève. Le centre de gravité s’est-il déplacé?

J'ai souhaité que, à la rentrée, nous puissions avoir une grande séance de travail franco-suisse où on ne discute pas seulement des questions frontalières mais de la possibilité de construire du travail en commun. Sur la recherche, l'économie, les infrastructures et les universités, nous avons des partenariats à développer. Je suis convaincu que nous sommes inscrits dans une tradition commune qui part de la culture Rhénane du nord, qui traverse la Suisse et qui va jusqu'en Italie du nord. La région Auvergne- Rhône-Alpes se rattache à cette culture. Mais nous devons proposer de nouveaux partenariats. Les écoles? Nous devons travailler ensemble, entre la Suisse et la France. Nous avons Grenoble, c’est un fleuron de la recherche internationale. On y travaille sur les véhicules propres à hydrogène. Je suis un ultraconvaincu de la relation franco-suisse. Mais je veux proposer aux Suisses un partenariat qui non seulement veille sur les frontaliers, dont je dois protéger les intérêts, mais qui s’inscrit dans un New Deal.

Reste qu’une distance est constatée?

Il faut comprendre que je travaille en équipe. J'ai veillé à avoir à mes côtés des gens qui connaissent parfaitement la Suisse à la manière d'Etienne Blanc, qui vit à Divonne-les-Bains. Il est dans mon équipe plus spécifiquement chargé des relations franco-suisses. Mais nous avons encore des gens comme Martial Saddier et Virginie Duby-Muller, très bien connus en Suisse. Les Suisses doivent comprendre deux choses. D'abord, l'argent de la coopération franco-suisse reste à la frontière avec la Suisse et sur les territoires qui sont liés avec la Suisse. J'en ai pris l'engagement. Deux: ils ont affaire à un président de région qui a beau être Auvergnat, ce qui pour les Suisses peut représenter les confins des contrées hostiles (rires), mais je suis profondément respectueux de la Suisse avec qui j’entretiens un lien affectif.

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