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Dette grecqueLe référendum aura bien lieu dimanche en Grèce

Le Conseil d'Etat a rejeté un recours contre la légalité du référendum. Celui-ci aura bien lieu dimanche. Alexis Tsipras a tenté de galvaniser une dernière fois les Grecs, alors que le «oui» remonte.

Plusieurs milliers de manifestants opposés aux conditions du nouveau plan d'aide conclu entre la Grèce et ses créanciers se sont rassemblés dans le calme mercredi à Athènes. (Mercredi 22 juillet 2015)
Plusieurs milliers de manifestants opposés aux conditions du nouveau plan d'aide conclu entre la Grèce et ses créanciers se sont rassemblés dans le calme mercredi à Athènes. (Mercredi 22 juillet 2015)
Keystone
Le gouvernement grec a décidé samedi d'autoriser par décret la réouverture des banques du pays, après environ trois semaines de fermeture. (Samedi 18 juillet 2015)
Le gouvernement grec a décidé samedi d'autoriser par décret la réouverture des banques du pays, après environ trois semaines de fermeture. (Samedi 18 juillet 2015)
Reuters
Les perspectives d'un défaut de paiement se faisant de plus en plus fortes, les Grecs font la queue devant les distributeurs pour retirer leurs économies (28 juin 2015)
Les perspectives d'un défaut de paiement se faisant de plus en plus fortes, les Grecs font la queue devant les distributeurs pour retirer leurs économies (28 juin 2015)
Keystone
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Le Conseil d'Etat a débouté un recours contre le référendum. «Rejeté», a dit le président du Conseil d'Etat, Nikolaos Sakellariou. «Le référendum aura lieu», a-t-il ajouté. Plusieurs institutions avaient toutefois remis en cause l'organisation du scrutin.

De nombreux Grecs pourraient bien ne pas être en mesure de voter, notamment parce qu'ils n'ont pas assez d'argent pour se rendre dans leur circonscription, en raison des limitations imposées aux retraits d'argent.

Pour la première fois, un sondage de l'institut Alco a donné vendredi l'avantage au oui, à 44,8 %, devant le non, à 43,4 %, 11,8% des Grecs restant encore indécis, selon cette enquête réalisée les 30 juin et 1er juillet.

Electeurs attachés à l'euro

Mais si la tendance à la remontée du oui est bien là, un autre sondage montre un pays partagé, avec 43 % pour le non contre 42,5 % pour le oui.

«Ce référendum a coupé la société grecque en deux groupes qui ont une compréhension différente de la question posée», dit le responsable de ce sondage Nikos Marantzidis.

Avec le non qu'il espère, le Premier ministre Alexis Tsipras se voyait simplement «mieux armé» pour repartir lundi à la table des négociations avec les créanciers (UE, BCE, FMI). Selon le ministre des Finances Yanis Varoufakis, les discussions ont continué en coulisses cette semaine, avec «un accord plus ou moins scellé».

Mais l'établissement forcé d'un contrôle du crédit pour faire face à un début de panique bancaire et les discours des créanciers ont convaincu les Grecs que l'enjeu était bien, comme les créanciers le disent, la sortie de l'euro. Selon Alco, 74 % d'entre eux sont attachés à cette devise, contre 15 % qui veulent revenir à la monnaie nationale.

Appel récent par le FMI

«Si les Grecs votent non, la position grecque sera considérablement affaiblie», a à nouveau mis en garde le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Les deux camps devaient organiser leurs derniers meetings en soirée.

M. Tsipras a fait une courte intervention à la télévision pour réclamer une baisse de 30 % du montant de la dette grecque et «un délai de grâce» de 20 ans pour son remboursement.

Il s'appuie sur un allié de poids, le Fonds monétaire international (FMI) lui-même, qui a jeudi justement publié un rapport explosif appelant les Européens à de gros efforts sur la dette grecque (176 % du PIB), dont ceux-ci ne veulent pour l'instant pas entendre parler.

Décider avec sang-froid

Le Premier ministre a appelé à «dire non à ceux qui tentent de semer la panique et vous empêchent de décider avec sang-froid et responsabilité votre avenir (...) aux ultimatum, au chantage et à la campagne de la peur».

Pendant ce temps, les Grecs continuaient à faire la queue devant les distributeurs pour prendre leurs 60 euros quotidiens (maximum autorisé) souvent réduits à 50 parce que de moins en moins de billets de 20 euros sont en circulation.

Et les retraités dépourvus de carte de crédit devaient patienter pendant des heures devant certaines succursales pour obtenir un versement de 120 euros pour passer la semaine.

Plusieurs banques ciblées

Plusieurs responsables ont tenu vendredi des déclarations se voulant rassurantes, mais qui sèment le doute. La directrice de l'Union des banques grecques et dirigeante de la Banque nationale grecque (BNG), Louka Katseli, a assuré que les banques grecques «ont des liquidités suffisantes jusqu'à la réouverture des banques prévue mardi».

Yanis Varoufakis a de son côté déclaré que la réouverture des banques serait «immédiate» en cas d'accord. Or, le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, a assuré que même en cas de oui, la réouverture de négociations «prendrait un moment».

Dans ce contexte, plusieurs banques ont proposé jeudi d'ouvrir des succursales pour les clients souhaitant rapporter du liquide. Signe peut-être qu'elles commencent à en manquer.

ats

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