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InternetFake news: les premières propositions de l'UE

Bruxelles a publié jeudi un document dans lequel elle expose son opinion pour lutter contre la désinformation en ligne.

Bruxelles veut inciter les réseaux sociaux à faire plus efficacement la chasse aux fausses nouvelles.
Bruxelles veut inciter les réseaux sociaux à faire plus efficacement la chasse aux fausses nouvelles.
Keystone

Bruxelles a présenté jeudi ses propositions pour mieux lutter contre la désinformation en ligne, incitant Facebook et Twitter à faire plus efficacement la chasse aux fausses nouvelles (fake news), sans toutefois aller jusqu'à préconiser une réglementation.

Tout en soulignant qu'il est de plus en plus nécessaire de garantir des processus démocratiques viables -- comme l'a encore montré le scandale Facebook/Cambridge Analytica sur l'exploitation dans un contexte électoral de données personnelles --, la Commission européenne se montre relativement timide dans ses propositions.

Elle publie jeudi une «communication», c'est-à-dire un document politique qui n'a pas d'effet légal, dans lequel elle expose son opinion. La Commission y propose un «code de bonne conduite» à l'intention de Google et Facebook, notamment pour lutter contre la désinformation en ligne. L'examen des publicités d'ordre politique et l'accélération de la fermeture des comptes diffusant des fake news figurent parmi les mesures que les plateformes sont incitées à mettre en place.

Si les résultats se font attendre, la Commission européenne n'exclut pas néanmoins de proposer plus tard des actions réglementaires. L'exécutif européen propose aussi un soutien à un réseau indépendant de vérificateurs de faits et une série de mesures visant à stimuler un journalisme de qualité et à promouvoir l'éducation aux médias.

Ces propositions ont été élaborées après un rapport d'un groupe de travail, mis sur pied en janvier et constitué de 40 représentants de grands médias européens (RTL, Mediaset, Sky News), de la société civile (RSF) et des géants technologiques (Facebook, Twitter et Google), d'universitaires ainsi que de journalistes, comme le responsable des réseaux sociaux à la rédaction en chef de l'AFP, Grégoire Lemarchand.

L'été dernier, l'Allemagne a légiféré pour lutter contre la désinformation sur les réseaux sociaux et la France prépare actuellement une loi pour lutter contre les fausses nouvelles en période électorale.

AFP

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