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DéboiresL'ex-société de DSK est en cessation de paiements

Les déboires de la société d'investissement LSK avaient éclaté au grand jour après le suicide de son fondateur Thierry Leyne, associé de DSK.

Dominique Strauss-Kahn.
Dominique Strauss-Kahn.
AFP

La société d'investissement LSK, présidée jusqu'à récemment par Dominique Strauss-Kahn, a décidé de se déclarer en cessation de paiements, du fait d'une aggravation de sa situation financière, a-t-elle annoncé ce mercredi 5 novembre.

Les déboires de cette société, dont le siège est au Luxembourg, avaient éclaté au grand jour fin octobre après le suicide de son fondateur Thierry Leyne, intervenu quelques jours après le départ de DSK, qui n'occupe désormais plus aucune fonction au sein du groupe.

«Après la disparition tragique de Thierry Leyne, président en exercice, les membres du conseil d'administration de la société LSK ont découvert des engagements supplémentaires au sein du groupe dont ils n'avaient pas connaissance et qui aggravent sa situation financière délicate», indique la société dans un bref communiqué.

«Le conseil d'administration a constaté que ces nouvelles informations remettaient en cause la continuation de la société LSK, dont le crédit est irrémédiablement compromis. Par voie de conséquence, il a décidé de procéder à la déclaration de cessation des paiements de la société», conclut-elle.

Jusqu'alors une discrète société financière, LSK, pour Leyne, Strauss-Kahn & Partners, a défrayé la chronique fin octobre avec le décès brutal de Thierry Leyne, puis la révélation du départ de DSK intervenu quelques jours avant la disparition de son associé.

Emprunts excessifs

DSK et Thierry Leyne avaient notamment pour projet de lancer un fonds spéculatif de 2 milliards de dollars (1,9 milliard de francs), récoltés en priorité auprès d'investisseurs de pays émergents.

L'ancien patron du Fonds monétaire international et fugace favori de l'élection présidentielle française avait pris la parole dans le quotidien Le Parisien du 30 octobre pour expliquer sa prise de distance avec LSK.

Dominique Strauss-Kahn indiquait notamment que Thierry Leyne avait contracté «une série d'emprunts excessifs» et soulignait avoir «probablement perdu» son investissement dans la société, dont il était actionnaire à hauteur de 15%.

Les difficultés de LSK s'étaient cristallisées autour d'une de ses filiales, la société de gestion d'actifs Assya Asset Management, qui est dans le viseur des autorités luxembourgeoises et a demandé être placée en procédure de «sursis de paiement».

ats

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