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ElectionsL'Italie a deux mois pour choisir un nouveau gouvernement

Sortie des législatives sans majorité parlementaire claire, l'Italie devra en dépit des incertitudes se doter au cours des deux prochains mois d’un nouveau gouvernement et élire un nouveau président de la République.

AFP

Dans l’immédiat, les diverses commissions électorales vont valider les résultats des législatives pour parvenir à la liste définitive de tous les nouveaux élus, sénateurs et députés.

La Constitution italienne prévoit que le nouveau Parlement doit se réunir au plus tard vingt jours après les élections. Les médias italiens tablent sur la date du 15 mars.

D’ici le 15 avril

Une fois que les deux chambres se sont réunies dans leur nouvelle composition et ont élu leurs présidents respectifs, le président de la République sortant, Giorgio Napolitano, peut entamer officiellement les consultations avec les principaux dirigeants politiques du pays.

A l’issue de ces consultations, il doit choisir une personnalité à laquelle il donne mandat pour former un gouvernement, ce qui sera particulièrement délicat étant donnée l’absence de majorité parlementaire.

En vertu de la constitution, le gouvernement devrait être nommé, prêter serment devant le président de la République et obtenir le vote de confiance du parlement d’ici le 15 avril.

Assemblée de grands électeurs

En effet, la Constitution prévoit que l’élection du nouveau chef d’Etat doit avoir lieu un mois avant l’expiration du mandat du président en exercice. Or celui de M. Napolitano expire le 15 mai.

Le président italien est élu par une assemblée de "grands électeurs", composée de l’ensemble des sénateurs et députés, auxquels s’ajoutent trois délégués pour chaque région italienne, à part le Val d’Aoste qui ne dispose que d’un délégué. Le président est élu à la majorité des deux tiers mais à la majorité simple après le troisième tour.

Le rôle du président de la République est mineur dans cette démocratie parlementaire, mais il jouit d’un grand prestige auprès de l’opinion publique et signe les lois. Il peut jouer un rôle crucial dans certaines circonstances: en novembre 2011, après la démission de Silvio Berlusconi, c’est M. Napolitano qui avait choisi de ne pas dissoudre l’Assemblée et opté pour un gouvernement technique conduit par Mario Monti.

AFP

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