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Le Donbass, oublié du monde, vit au bord de la crise alimentaire

Reportage près des zones contrôlées par les séparatistes prorusses, parmi les déplacés et ceux qui viennent chercher de quoi vivre

Le point de passage de Stanitsa Louhanska: un no man’s land, entre panneaux indiquant des champs de mines et des toilettes de fortune.
Le point de passage de Stanitsa Louhanska: un no man’s land, entre panneaux indiquant des champs de mines et des toilettes de fortune.
Sputnik

«Je fais l’aller-retour plusieurs fois par semaine. J’ai un fils côté ukrainien, un fils côté séparatiste, donc je fais la navette.» Chargée de sacs en plastique et de valises de fortune, la femme avance péniblement. Sous une pluie drue de septembre, elle se fraie un chemin parmi les centaines de personnes parcourant le point de passage de Stanitsa Louhanska. Une «frontière» stabilisée depuis l’automne 2014, qui ne dit pas son nom, gardée par des militaires nerveux et désabusés.

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