Passer au contenu principal

Derrière la «guéguerre» de Gibraltar

Les tensions montent entre Londres et Madrid. Mais dans les eaux territoriales du rocher, c’est la routine.

La vieille querelle entre l’Espagne et le Royaume-Uni sur Gibraltar est ravivée par la publication d’un document par le président du Conseil européen.
La vieille querelle entre l’Espagne et le Royaume-Uni sur Gibraltar est ravivée par la publication d’un document par le président du Conseil européen.
Reuters

Depuis vendredi dernier, cela sent la poudre entre Londres et Madrid, la vieille querelle sur Gibraltar ayant refait surface. L’étincelle est venue d’un document publié par le président du Conseil européen, Donald Tusk, laissant entendre que l’Espagne pourrait disposer d’un droit de veto sur l’avenir du petit territoire britannique dans le cadre de l’accord définitif sur le Brexit. Il n’en fallait pas plus pour déclencher une escalade verbale entre l’Espagne et le Royaume-Uni, donnant à qui mieux mieux dans la métaphore guerrière.

A Londres, Michael Howard, ex-chef du Parti conservateur, rappelait que le Royaume-Uni, par le passé, n’a pas hésité à «défendre la liberté d’un autre petit groupe de citoyens britanniques contre un autre pays hispanophone», allusion bien sûr à la guerre des Malouines. «L’Espagne a envoyé un navire de guerre dans nos eaux! La Royal Navy contrainte d’agir», titrait mardi le tabloïd Daily Express, après une incursion dans les eaux britanniques au large du rocher.

A tensions extrêmes, bataille navale exceptionnelle? Pas vraiment. Le fait que des bateaux espagnols pénètrent dans les eaux britanniques en Méditerranée est fréquent. Rien qu’en douze mois, d’octobre 2015 à octobre 2016, de tels faits se sont produits pas moins de 434 fois, à en croire les chiffres du gouvernement britannique.

Reste que d’autres chiffres en disent long sur le paradoxe dans lequel se retrouvent aujourd’hui les 30 000 habitants de Gibraltar: en 2002, ils avaient refusé à 99% l’idée d’un partage de souveraineté sur le rocher. Mais en juin dernier, ils ont aussi dit leur attachement à l’Europe, en refusant le Brexit à 96%.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.