Passer au contenu principal

Une des boîtes noires va pouvoir livrer le secret du crash

Les enquêteurs ne privilégient aucune piste, mais l’enregistrement des conversations dans le cockpit devrait éclaircir le mystère. François Hollande et Angela Merkel ont survolé les lieux du drame.

Quelque 350 personnes, proches des victimes du crash d'un avion de la compagnie allemande Germanwings, sont venues samedi se recueillir dans les Alpes françaises. Le drame y avait fait il y a trois ans 150 morts. (Samedi 24 mars 2018)
Quelque 350 personnes, proches des victimes du crash d'un avion de la compagnie allemande Germanwings, sont venues samedi se recueillir dans les Alpes françaises. Le drame y avait fait il y a trois ans 150 morts. (Samedi 24 mars 2018)
AFP
En septembre, une sculpture de Jürgen Batscheider, intitulée «Sonnenkugel» (sphère solaire, en allemand), a été déposée par hélicoptère sur le lieu d'impact. L'oeuvre, de cinq mètres de diamètre, renferme un cylindre et des sphères en bois à l'intérieur desquelles les familles des victimes ont placé leurs souvenirs personnels. (Samedi 24 mars 2018)
En septembre, une sculpture de Jürgen Batscheider, intitulée «Sonnenkugel» (sphère solaire, en allemand), a été déposée par hélicoptère sur le lieu d'impact. L'oeuvre, de cinq mètres de diamètre, renferme un cylindre et des sphères en bois à l'intérieur desquelles les familles des victimes ont placé leurs souvenirs personnels. (Samedi 24 mars 2018)
AFP
epa04680207 A sign in front of the buildings with flight simulators at the 'Lufthansa Flight Training' commercial pilot school in Bremen, Germany, 26 March 2015. The co-pilot is thought to have been trained at this school in Bremen, Germany.  EPA/INGO WAGNER
epa04680207 A sign in front of the buildings with flight simulators at the 'Lufthansa Flight Training' commercial pilot school in Bremen, Germany, 26 March 2015. The co-pilot is thought to have been trained at this school in Bremen, Germany. EPA/INGO WAGNER
1 / 142

On attendait beaucoup mercredi après-midi à Paris de la conférence de presse du directeur du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA), désormais en charge du mystérieux dossier du vol Barcelone-Düsseldorf de Germanwings.

La découverte mardi, sur le site du crash, de l’une des deux boîtes noires, le CVR (Cockpit Voice Recorder), laissait à penser que Rémi Jouty allait enfin lever une partie du voile sur cette catastrophe. Mais déception, le responsable a en quelque sorte noyé le poisson en employant une habile langue de bois: «A ce stade-là, bien évidemment, nous ne sommes pas en mesure d’avoir la moindre explication ou interprétation sur les raisons qui ont pu conduire cet avion à descendre et les raisons pour lesquelles il a pu continuer à descendre malheureusement jusqu’au relief, ainsi que les raisons pour lesquelles il ne semble pas avoir répondu aux tentatives de contact du contrôle aérien qui l’interrogeait.»

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.