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«À Auschwitz, j’ai transformé ma haine en pitié pour mes bourreaux»

À 91 ans, Edith Eger puise dans son expérience de la Shoah la force d’aider les autres à survivre à leurs traumatismes.

De son passé à Auschwitz, Edith Eger a retenu une certitude pour avancer: «C’est à nous de décider ce que nous voulons être.»
De son passé à Auschwitz, Edith Eger a retenu une certitude pour avancer: «C’est à nous de décider ce que nous voulons être.»
Patrick Martin

C’est un petit bout de femme de 91 ans, un peu voûtée, fragile, qu’on a instinctivement envie de protéger. S’il n’y avait ces yeux espiègles, ce regard affûté, ce sourire généreux qui semble dire: «Moi, je vais bien. Comment puis-je vous être utile?» Le Dr Edith Eger est une survivante. Ils ne sont plus très nombreux à pouvoir témoigner de ce qu’ils ont vécu dans les camps de concentrations nazis. Et dans les salons très feutrés de l’IMD, l’institut de management de Lausanne qui l’accueillera ce mercredi pour une conférence exceptionnelle, ses paroles résonnent dans un silence presque sacré.

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