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L’affaire Fillon, le scandale d’Etat permanent?

François Fillon dénonce un cabinet noir. Le président de la république François Hollande s’offusque. Qui croire? Analyse

Assassinat politique ou pas? «On cherchait un cabinet noir, on l’a trouvé!» François Fillon continue à dénoncer une machination visant à l’éliminer de la course à l’Elysée. Le candidat des Républicains a mis en cause, jeudi soir sur France 2, directement François Hollande. Il l’a fait sur la base d’un livre enquête intitulé «Bienvenue place Beauvau». Cet ouvrage est signé par deux journalistes du Canard enchaîné et une journaliste indépendante. Piquant!

«Bienvenue place Beauvau» explique comment Nicolas Sarkozy aurait mis en place une surveillance de ses adversaires et une captation d’information. Que son successeur se serait empressé d’utiliser à ses propres desseins. Pour François Fillon, c’est l’évidence: François Hollande orchestre les fuites qui le concernent.

Les auteurs du livre ont démenti l’interprétation faite par François Fillon de leur travail. «La seule personne qui croit au cabinet noir, c’est François Fillon. Nicolas Sarkozy avait mis en place une police politique. François Hollande, lui, a simplement instrumentalisé la police à des fins politiques. Comme tous les présidents», explique un des auteurs sur franceinfo.

Déplacer le centre de l'affaire

Si François Hollande condamne «ces allégations mensongères», le vertige est total à la lecture de certains passages du livre qui font des allusions aux pratiques des chefs de l’Etat, le précédant comme l’actuel. Ainsi François Hollande aurait commandé des enquêtes sur le financement de l’orchestre d’Anne Gravoin, épouse de Manuel Valls. L’ex-premier ministre socialiste qui, un temps, lui faisait de l’ombre. Le président voulait de la munition pour saper la réputation de ses éventuels rivaux.

Soit. Mais cela ne prouve en rien la réalité du travail de Penelope Fillon. Le candidat des Républicains reste mis en examen pour détournement de fonds publics comme l’est, depuis hier, son suppléant à l’Assemblée nationale Marc Joulaud. Celui-ci avait employé de 2002 à 2007 l’épouse de François Fillon devenu ministre de Chirac. Ce vendredi, les déclarations ont coupé la France politique en deux. Ceux qui dénoncent un «coup d’Etat» des juges et ceux qui s’alarment de la «trumpisation de Fillon» et de la propagation du conspirationnisme.

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