Le Kosovo risque le blocage politique

LégislativesLa gauche nationaliste et la ligue démocrate refusent de s'allier aux ex-rebelles qui les devancent à peine en nombre de sièges, au risque de conduire à un nouveau vote.

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Les résultats officiels des élections législatives au Kosovo, proclamés jeudi, laissent présager un blocage politique dans ce petit pays des Balkans. Personne n'est en mesure de former seul un gouvernement et les différentes forces politiques apparaissent profondément divisées.

La «coalition des guerriers», menée par d'anciens chefs rebelles, dispose de 39 des 120 sièges du Parlement, selon les résultats officiels du scrutin du 11 juin annoncés jeudi par la commission électorale.

Elle est suivie par le parti Vetëvendosje (gauche nationaliste, 32 sièges) et une alliance de centre-droit menée par la ligue démocratique du Kosovo (LDK, 29 sièges). Le chef de file de la «coalition des guerriers», Ramush Haradinaj, a dit son intention de devenir premier ministre. Mais Vetëvendosje comme la LDK ont exclu de lui apporter leur soutien.

«Sur le fil du rasoir»

Ces deux forces n'ont en commun que leur rejet des «guerriers». Vetëvendosje a invité la LDK à former une coalition pour «envoyer dans l'opposition le PDK», le parti du président Hashim Thaçi.

Patron du plus grand groupe parlementaire, Ramush Haradinaj aura 15 jours pour trouver une majorité, à compter du moment où Hashim Thaçi lui aura confié mandat de le faire. Selon le politologue Bekim Kupina, le Kosovo est «sur le fil du rasoir». A ses yeux, l'issue la plus probable à la crise est la convocation de nouvelles élections.

Le Kosovo, qui compte 1,8 million d'habitants, est un des pays les plus pauvres d'Europe. Cette ancienne province de la Serbie a déclaré son indépendance en 2008. La guerre d'indépendance de 1998-1999 a fait 13'000 morts, dont 10'000 Kosovars albanais. Désormais reconnue par plus de 110 pays, la souveraineté du Kosovo est refusée par Belgrade. Les deux parties ont engagé, en 2011, un dialogue de normalisation de leurs relations, qui est toutefois au point mort depuis plusieurs mois. (ats/nxp)

Créé: 30.06.2017, 01h23

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