Des «prisonniers volontaires» testent une nouvelle prison

BelgiqueDes gardiens, avocats, magistrats, le directeur général des établissements pénitentiaires belges et quelques journalistes ont accepté de se prêter au jeu. Ils vivront pendant 48 heures le quotidien d'un détenu pour tester des infrastructures.

Un cellule de la nouvelle prison de Beveren.

Un cellule de la nouvelle prison de Beveren. Image: Twiiter

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Ils n'ont commis aucun crime mais ils vont passer le week-end derrière les barreaux: une centaine de «prisonniers volontaires» vont servir de cobayes pour tester la nouvelle prison de Beveren, dans le nord de la Belgique, a rapporté vendredi le quotidien De Standaard.

Des gardiens, avocats, magistrats, le directeur général des établissements pénitentiaires, Hans Meurisse, et quelques journalistes ont accepté de se prêter au jeu, de vendredi à dimanche.

Nuits en cellule, promenades, travail en cuisine, fouilles corporelles, nettoyage, tous vivront pendant 48 heures le quotidien d'un détenu pour tester les infrastructures de la plus récente des prisons belges, qui sera en activité à la mi-mars. A leur arrivée, les «détenus» devaient recevoir un rôle précis --suicidaire, révolté, toxicomane... -- qu'ils joueront durant toute la durée de leur séjour.

Les gardiens, eux, n'auront pas eu connaissance des caractéristiques attribuées à chacun et devront se comporter exactement comme ils le feront dans quelques semaines face, cette fois, à de vrais détenus.«La liste des affaires à prendre me paraissait très classique», raconte la journaliste du Standaard Marijke Libert, qui participe à l'expérience.

«Exactement comme pour un week-end scout : matériel de toilette, T-shirts, pantalons, chaussettes (...), pantoufles. Seul le point +apporte ta bonne humeur+ manquait».

Fréquemment réalisé aux Pays-Bas, ce genre d'expériences est une première en Belgique. Elle permettra de vérifier, entre autres, que les portes des cellules se ferment correctement et que les appareils, notamment de vidéo-surveillance, fonctionnent. L

L'institution pénitentiaire souhaite aussi tester le «Prison Cloud», une plateforme digitale flambant neuve installée dans les cellules qui permettra aux détenus de suivre des cours en ligne ou de commander une boisson à la cantine, explique De Standaard.

Le résultat de l'expérience sera évalué avant l'arrivée progressive des premiers prisonniers le 17 mars. D'ici au mois de juin, la prison, qui compte 312 places, affichera complet. (afp/nxp)

Créé: 28.02.2014, 14h15

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Les Suisses disent non à la réforme des retraites
Plus...