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Caroline Fourest verse des pièces au dossier Ramadan

L'essayiste française a annoncé lundi avoir été entendue par les enquêteurs dans le cadre de l'affaire Tariq Ramadan.

Caroline Fourest.
Caroline Fourest.
AFP

Dans un message publié sur son compte Facebook, la journaliste et essayiste dit avoir été «enfin entendue» par les enquêteurs, «à la demande de la seconde plaignante». L'audition s'est déroulée ce lundi, a-t-elle précisé.

L'islamologue suisse Tariq Ramadan est visé par deux plaintes pour viol en France, l'une émanant d'une ex-salafiste devenue militante féministe et laïque qui a déposé une plainte en octobre. Une seconde plainte a été déposée fin octobre et jointe à l'enquête préliminaire ouverte à Paris pour «viol, agression sexuelle, violences et menaces de mort. Cette seconde plaignante accuse Tariq Ramadan de l'avoir violée dans un hôtel à Lyon (centre-est).

«J'ai pu verser au dossier de nombreux SMS, mails et captures d'écran confirmant que son récit n'avait pas varié depuis 2009. Et que d'autres femmes ont parlé sur des blogs avant qu'ils ne soient hackés ou fermés», a ajouté la journaliste sur Facebook.

Sévices violents

L'essayiste, qui avait consacré un livre à charge au «Frère Tariq» dès 2004, avait déjà affirmé fin octobre avoir été alertée dès 2009 par trois femmes, victimes, selon elle, de «sévices particulièrement violents, traumatisants et dégradants» de ce «gourou».

L'islamologue et théologien controversé, populaire dans les milieux musulmans conservateurs, conteste les accusations, se disant victime d'une «campagne de calomnie».

Ses avocats Yassine Bouzrou et Julie Granier ont riposté début novembre en déposant une plainte pour subornation de témoin visant nommément Caroline Fourest, qu'ils soupçonnent de collusion avec ces trois femmes.

Relations inappropriées

Les avocats réclament par ailleurs que l'enquête identifie le magistrat que Mme Fourest dit avoir fait rencontrer à une des plaignantes et qui aurait manqué de dénoncer les faits à la justice.

En Suisse, Tariq Ramadan est accusé d'avoir entretenu des relations inappropriées avec plusieurs élèves du collège où il enseignait à Genève.

(AFP)

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