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Erna Solberg, surnommée la «Merkel du Nord», rempile pour quatre ans

Les électeurs norvégiens ont renouvelé leur confiance à leur première ministre sortante.

«Si nous avons recueilli ce soutien, c’est parce que nous avons obtenu des résultats mais aussi relevé des défis difficiles», a déclaré Erna Solberg.
«Si nous avons recueilli ce soutien, c’est parce que nous avons obtenu des résultats mais aussi relevé des défis difficiles», a déclaré Erna Solberg.
Reuters

Vêtue de bleu, sourire aux lèvres, Erna Solberg, la première ministre sortante de Norvège, surnommée la «Merkel du Nord» en raison de son admiration pour la chancelière allemande, savoure sa victoire au lendemain des élections législatives. Les électeurs lui ont renouvelé leur confiance en la maintenant au pouvoir, une marque de reconnaissance pour cette dirigeante conservatrice de 56 ans qui séduit et rassure par sa simplicité, sa ténacité et son audace.

Faisant fi des critiques, elle a invité, fait rare en Europe, un parti populiste (le Parti du Progrès) dans son gouvernement à son arrivée au pouvoir en 2013. Cela n’a pas affecté sa popularité, d’autant qu’elle a réussi en grande partie à brider et responsabiliser cet invité extrémiste.

«Si nous avons recueilli ce soutien, c’est parce que nous avons obtenu des résultats mais aussi relevé des défis difficiles» au cours des quatre dernières années, estime-t-elle, faisant référence à la crise pétrolière de 2014 et à l’afflux massif de réfugiés en 2015.

A l’été 2014, ce royaume de 5,3 millions d’habitants, principal exportateur d’hydrocarbures en Europe, est frappé de plein fouet par la chute des cours du baril de 110 à 26 dollars, entraînant la destruction de 50 000 emplois dans l’industrie pétrolière et un pic du chômage à 5,5%.

Mme Solberg n’a pas hésité à puiser dans le fonds souverain – 861 milliards d’euros pour la période de l’après-pétrole – et à alléger les impôts pour relancer l’économie. Une politique qui a porté ses fruits: la croissance est de retour, le chômage (4,3%) en recul, et l’optimisme a regagné l’économie, des atouts qui ont joué en sa faveur dans ce scrutin.

Tout comme sa gestion de la crise des réfugiés en 2015 en Europe. Affublée du surnom de «Jern-Erna» (Erna de fer) en 2004 où, en tant que ministre des Collectivité locales, elle a imposé une politique d’immigration musclée, la cheffe du gouvernement a retrouvé la même poigne pour stopper l’afflux massif des migrants (plus de 31 000), qui risquait de saborder l’Etat-providence, rejoignant la ligne dure de son allié, le Parti du Progrès.

Des mesures ultrarestrictives, saluées par la plupart des partis et la majorité de la population, qui ont contribué à son succès.

Très populaire, Erna Solberg touche aussi ses compatriotes par sa sincérité, avouant être dyslexique et se déclarant «fière» de sa corpulence «ronde et forte». Selon elle, «ce n’est pas l’apparence qui compte, mais la confiance et la crédibilité et que tu dises ce que tu penses».

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