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Les enquêteurs identifient les corps des victimes

Les gendarmes tentent de retrouver dans les débris la deuxième boîte noire de l'A320.

La zone de recherche est étendue et difficile d'accès.
La zone de recherche est étendue et difficile d'accès.
Archives, Keystone

Des dizaines de gendarmes spécialisés et de secouristes poursuivaient les opérations de recherche ce vendredi 27 mars pour le quatrième jour consécutif dans les Alpes françaises, sur le lieu du crash de l'A320 de Germanwings, afin de localiser la seconde boîte noire et identifier les 150 victimes.

Pour les enquêteurs, il s'agit à la fois d'identifier au plus vite les corps évacués de la montagne, notamment grâce aux prélèvements ADN effectués sur les familles jeudi après-midi, et de retrouver la boîte noire FDR («Flight Data Recorder»), enregistrant toutes les données du vol.

Longue opération

La première boîte noire, celle enregistrant tous les sons et conversations du cockpit, a permis de découvrir que le copilote, seul aux commandes, avait probablement précipité l'appareil volontairement au sol.

«Des débris de l'avion, il ne reste pas grand-chose, c'est surtout les restes humains qui sont nombreux à collecter. Les opérations pourraient encore durer deux semaines», a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Xavier Vialenc, porte-parole de la gendarmerie.

Parmi la quinzaine d'enquêteurs, dix se consacrent aux prélèvements ADN effectués sur la montagne et cinq autres à l'enquête judiciaire.

L'éparpillement des débris compliquent l'identification des reste des corps. Une vidéo publiée jeudi par le Ministère français de l'intérieur illustre la complexité des recherches.

Pas de piste écartée

Le Premier ministre français Manuel Valls a salué vendredi «l'extraordinaire travail des services de l'Etat français, gendarmes, sapeur pompiers, services de santé, sécurité civile, bénévoles, élus locaux».

Il a confirmé que le suicide du copilote était la thèse privilégiée par les enquêteurs. «Par principe, il n'y a aucune piste qui peut être écartée. Nous devons attendre la fin de l'enquête. La justice devra la vérité aux familles et aux proches des victimes. Même si hier, le procureur a donné suffisamment d'éléments pour que nous puissions penser que ce geste fou, incompréhensible, horrible, soit à l'origine de ce crash», a ajouté le Premier ministre sur la chaîne iTELE.

«Il appartient à la justice, notamment aux enquêteurs allemands et bien sûr à la Lufthansa d'apporter tous les éléments sur le parcours et le profil de ce pilote», a ajouté Manuel Valls alors que des enquêteurs ont effectué jeudi dans la soirée des perquisitions aux deux domiciles du co-pilote Andreas Lubitz.

La plupart des proches des victimes, en majorité allemandes ou espagnoles, avaient quitté vendredi la région du crash.

Mais «7 à 10 personnes sur les 77 Espagnols», membres des familles des victimes venues près du site, ont souhaité rester dans la région, selon le secrétaire d'Etat espagnol à l'Aménagement, Julio Gomez Pomar.

(AFP)

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