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Les enfants syriens en «détresse psychologique»

L'ONG Save the Children s'alarme du sort psychologique des enfants évacués du réduit de l'EI en Syrie.

La défense aérienne syrienne a fait face à des missiles israéliens dans le Sud et le Centre de la Syrie. (Jeudi 5 mars 2020)
La défense aérienne syrienne a fait face à des missiles israéliens dans le Sud et le Centre de la Syrie. (Jeudi 5 mars 2020)
AFP
Les frappes russes ont notamment touché le village de Qaminas, au sud de la ville d'Idleb. (Lundi 24 février 2020)
Les frappes russes ont notamment touché le village de Qaminas, au sud de la ville d'Idleb. (Lundi 24 février 2020)
AFP
De Londres, la première ministre britannique Theresa May a affirmé qu'il n'y avait «pas d'alternative à l'usage de la force», assurant que «tous les recours diplomatiques» avaient été explorés, en vain.
De Londres, la première ministre britannique Theresa May a affirmé qu'il n'y avait «pas d'alternative à l'usage de la force», assurant que «tous les recours diplomatiques» avaient été explorés, en vain.
Keystone
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Des milliers d'enfants recueillis dans des camps de déplacés du nord-est de la Syrie après avoir été évacués de l'ultime réduit du groupe Etat islamique (EI) souffrent de troubles psychologiques, s'est alarmé mercredi Save the Children.

«Les enfants manifestent des signes de détresse psychologique (...) en particulier ceux âgés entre 10 et 14 ans», indique dans un communiqué l'ONG qui dispose d'équipes dans le camp de déplacés d'Al-Hol. Des troubles psychologiques qui se traduisent par de la nervosité, de l'isolement, de l'agressivité, des cauchemars et une énurésie nocturne, selon Save The Children.

Le camp d'Al-Hol abrite des dizaines de milliers de personnes, dont de nombreux enfants, qui ont fui les combats entre une alliance arabo-kurde et l'EI dans l'est du pays.

Selon l'ONG, les troubles psychologiques sont notamment liés aux atrocités vécues par les mineurs dans les secteurs aux mains de l'EI mais aussi aux bombardements des forces antidjihadistes ainsi qu'aux privations dans la dernière enclave détenue par l'organisation ultra-radicale. Ces enfants «ont été témoins d'actes de brutalité» et «beaucoup auront probablement besoin d'un soutien psycho-social (...) à long terme» pour s'en remettre, souligne l'organisation.

Espaces de loisirs

L'ONG cite notamment dans son rapport une fille de onze ans ayant «assisté à des décapitations». Elle n'a, par ailleurs, jamais revu son frère arrêté il y a quatre ans par l'EI, à l'âge de 17 ans.

Au camp Al-Hol, Save the Children a mis en place des espaces de loisirs pour les enfants, ainsi qu'un centre spécial pour les dizaines d'enfants non accompagnés. Mais «il reste encore beaucoup à faire pour aider ces enfants à se rétablir», déplore Sonia Khush, directrice des opérations de l'ONG en Syrie, qui appelle notamment «au rapatriement des enfants étrangers dans leur pays d'origine». Selon Save the Children, 2500 enfants étrangers issus de 30 pays vivent aujourd'hui dans trois camps de déplacés dans le nord-est du pays.

Plus de 360'00 morts

Soutenues par la coalition internationale emmenée par Washington, les Forces démocratiques syriennes (FDS) attendent le départ des derniers civils de Baghouz, le dernier réduit djihadiste, pour en finir avec les djihadistes qui y sont retranchés.

Depuis décembre, près de 50'000 personnes, principalement des familles de djihadistes, ont quitté ce secteur, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). La guerre en Syrie a fait plus de 360'000 morts depuis son déclenchement en 2011 et déplacé plusieurs millions de personnes.

(ats)

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