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ChineEnfants maltraités dans une crèche: 2 arrestations

Le gouvernement chinois a lancé l'inspection de tous les jardins d'enfants du pays après le scandale de mauvais traitements dans l'un d'entre eux. L'enquête se poursuit.

Les locaux sont fermés.
Les locaux sont fermés.
AFP

Deux femmes soupçonnées d'implication dans un scandale de mauvais traitements dans un jardin d'enfants huppé de Pékin ont été arrêtées, a annoncé samedi la police au lendemain de l'annonce par le gouvernement d'une inspection «immédiate» de tous les jardins d'enfants du pays.

Les autorités du district pékinois de Chaoyang, abritant l'établissement bilingue anglais-chinois de RYB Education New World, avaient annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête après des plaintes de parents affirmant que des enfants auraient été victimes de piqûres d'aiguilles ou forcés d'avaler des médicaments.

L'agence de presse officielle Chine nouvelle a en outre fait état de soupçons d'agressions sexuelles, sans plus de précisions. Les autorités se sont jusqu'à présent refusées à confirmer ou commenter ces allégations.

RYB, cotée depuis septembre au Nasdaq, gère en Chine directement 80 jardins d'enfants et 175 autres sous franchise pour des enfants jusqu'à six ans selon sa notice d'introduction.

Excuses de l'école

La société a présenté ses excuses sur les réseaux sociaux, assurant que les enseignants incriminés avaient été mis à pied. Sa PDG Shi Yinlai s'est engagée vendredi soir à «ne pas esquiver les responsabilités», selon la chaîne en anglais CGTN de la télévision d'Etat CCTV.

Le gouvernement a annoncé vendredi une inspection «immédiate» de tous les jardins d'enfants du pays après plusieurs incidents récents.

Une enseignante de 22 ans de la province du Hebei, nommée Liu, a été arrêtée samedi, «soupçonnée de mauvais traitements sur ceux qui lui étaient confiés», selon un communiqué de la sécurité publique de Chaoyang.

Selon le communiqué, une autre femme, âgée de 31 ans et également nommée Liu, a été arrêtée deux jours auparavant pour avoir «utilisé l'internet afin de fabriquer et disséminer de fausses informations» et a exprimé «de profonds regrets» pour avoir accusé sur le réseau Wechat le personnel d'une base militaire voisine de l'établissement d'avoir abusé des enfants.

Le mari de la directrice du jardin d'enfants a été un responsable dans cette base, a indiqué son commissaire politique vendredi au journal officiel de l'armée PLA Daily, ajoutant qu'il n'y avait jusqu'à présent «aucune preuve» d'implication de personnel militaire dans des abus.

RYB avait déjà été mise en cause en avril après la diffusion d'images montrant un enseignant en train de jeter un enfant sur un lit et un autre en train de frapper un enfant à coups de pied dans le dos dans une autre école de Pékin.

AFP

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