Passer au contenu principal

Les employés de l’ONU menacent de cesser le travail

La grogne monte parmi les employés des agences onusiennes menacés par une réduction de salaire décidée à New York.

Keystone

C’est dans une salle des droits de l’homme archicomble que s’est tenue ce mercredi une assemblée générale extraordinaire des syndicats de personnels de l’ONU. En réaction au projet de réduction de la part de salaire indexée sur le coût de la vie, préparé par la Commission de la fonction publique (CFPI) qui siège à New York, les organisations syndicales ont décidé de faire front commun et d’engager un bras de fer inédit avec leur employeur.

«Il est inacceptable que le système des Nations Unies prenne une décision unilatérale. Le droit à la négociation collective est un droit fondamental des travailleurs», proteste l’une des syndicalistes présente à la Tribune. La salle gronde puis applaudit en agitant des pancartes sur lesquelles il est écrit: «No pay cut». Le projet de révision des grilles de calcul pourrait conduire à une baisse de 7,5 % et plus des salaires.

Depuis qu’ils ont connaissance de ce projet, les fonctionnaires internationaux employés dans les agences onusiennes ne décolèrent pas. «Il faut arrêter de dire que nous sommes des privilégiés. L’impact des réductions de salaires annoncées va mettre certaines familles en difficulté», préviennent Ian Richard et Prisca Choui du conseil de coordination du personnel de l'ONU. Les syndicats souhaitent que la CFPI revoie sa méthode de calcul. Ils estiment que les indices du coût de la vie retenus par la commission basée à New York l’ont été de façon à justifier une baisse des indemnités. Ils ne colleraient pas avec la réalité, notamment à Genève.

La mesure appliquée depuis le 1er mai, «sans concertation préalable» selon Ian Richard a mis les personnels mais aussi les directions des agences présentes à Genève à cran. Au sein de la haute administration onusienne, on redoute l’impact négatif d’un tel conflit au moment où s’ouvrent de coûteux chantiers de rénovation dont celui du Palais des Nations. D’autant que, cette fois, les syndicats menacent d’avoir recours à «des actions collectives régulières et de plus en plus fermes, y compris des manifestations et des arrêts de travail si nécessaire». A l’issue de cette assemblée générale extraordinaire, les syndicats ont d’ailleurs improvisé une marche de protestation dans le Palais des Nation qui s’est achevée par un regroupement à l’extérieur. Une démonstration de force destinée à mettre la pression avant la prochaine réunion de la CFPI prévue à Vienne en Juillet.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.